| Ecrit par Agnès Gosa, le 07-10-2008 12:26 |
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Ils rient beaucoup en expliquant leur goût pour la biture express. C’est l’apéro juste avant de passer aux choses sérieuses dans notre dossier: études innovantes et surprenantes, virée sur le campus et un petit coucou aux “capitaines de soirée” qui s’en offrent une grande le 11 octobre.
C’est combien boire beaucoup ? “A deux, une bouteille de rhum plus une de Ricard... Je ne suis pas sûr qu’on l’ait finie, la bouteille de Ricard”, réfléchit Loïc qui ne compte plus en verres mais en bouteilles et qui, quand il a bu, “se sent imprévisible”. Dans ces moments-là, un rien l’amuse. Jérémy aussi d’ailleurs: “Pour un match de l’OM à la maison, à 5 : un pack de 6 bières, un autre pack de 25 et une bouteille de Ricard. Cela, c’est une soirée où l’on s’attaque un peu le cerveau. On sait que l’on va avoir mal. Pas tous”. “Mais qu’est-ce que cela veut dire, boire ? Si je vais boire un café à la sortie des cours et que j’enchaîne avec 2 ou 3 bières, c’est pas boire !”, enchaîne-t-il. Laure recadre: “Moi, c’est pas la quantité qui m’intéresse, c’est l’effet. Un peu pompette, on se lâche ; on est plus joyeux ; on se contrôle plus trop”. Ils sont comme cela, ces étudiants, plus intéressés par l’ivresse que par le flacon. Ils se disent que les parents ont fait cela avant eux et que “c’est la période où l’on est à la fac”. Consommation plusieurs fois par semaine voire quotidienne et binje drinking (alias biture express) sans penser à mal. S’adonner au binje drinking, c’est prendre 5 verres ou plus pour les hommes et 4 verres ou plus pour les femmes en une seule occasion. Avec un objectif : l’ivresse aigüe quand ce n’est pas le coma éthylique. Laure concédera que “dans les soirées open bar, on y va pour se mettre une mine”. Mais ce n’est pas pour le coma qu’ils boivent. C’est pour être ensemble dans un monde “qui n’est pas spécialement léger”. "Si vous mettez un mot à côté d’apéro, c’est convivial" D’ailleurs, Basile a arrêté les joints et préfère l’alcool parce qu’avec un joint, “t’es sur un canapé un peu avachi. C’est pas super-ambiance”. En plus, Basile sait compter : “Comparez, c’est le moins cher si on veut se retrouver à 10 pour passer un bon moment ensemble. Si vous mettez un mot à côté d’apéro, c’est convivial. On est à fond ensemble”. Moins cher que le ciné. Plus chaleureux qu’une soirée à la MC2. Bon, mais la santé dans tout cela ? “Non mais les étudiants en médecine, ce sont les pires. Et les ingés ! J’en connais, des vrais habitués des open bar !”, assène Jérémy. Légère correction de son copain Basile : “Avec ce qu’on est capable d’ingurgiter sans vomir, on se dit que c’est sûr, le corps n’est pas fait pour supporter cela. Mais c’est l’entraînement”. L’entraînement ? “Les pires apéros de ma vie, c’était après le sport”, assure Basile, handballeur devant l’éternel. L’entraînement ? Cela permet de savoir quand il convient de ne pas repartir, de rester dormir. “On est protégé par le cercle d’amis”, celui qui sait vous retenir après une bouteille de rhum plus une autre de pastis, éventuellement une ou deux bières...
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