| Entre esquisses et chiffres |
![]() A la maison du tourisme.
Le prix du M² Commande publique ou privée, ce sont la richesse du dessin et le porte-monnaie du commanditaire qui font le prix: de l’ordre de 80 € à 100 € le m² ; 300 € à 500 € pour un store métal de magasin, selon la maîtrise du grafffeur et son talent de négociateur. La fresque de l’école Anthoard (Grenoble) a coûté 18 000 €. Le chiffre3 à 5 interpellations en flagrant délit de tagueurs/graffeurs par an sur le territoire grenoblois. La Ville porte systématiquement plainte. La dernière grosse amende a été de 4 500 € payée par une maman qui a préféré cela à voir son fils faire un TIG (Travail d’intérêt général) à la Propreté urbaine ! ![]() Sur un mur de l'avenue-Alsace-Lorraine Le coût pour une protection anti-tag du mobilier urbain varie de 25 € à 75 € le m² selon le type de protection. C’est cher et donc relativement rare. Les grands pots, rue du Manège à Grenoble, ont eu droit à cette protection. Grenoble efface...La Ville de Grenoble avait dépensé 380 000 € tags et graffs en 2007. Ce sera presque le double cette année, recours à des privés à la clé (pour éviter d’accroître de 14 le nombre d’agents d’un service Propreté urbaine comptant actuellement 214 agents). Les services municipaux continueront à effacer en direct dans l’hyper-centre; les privés s’occuperont du reste à l’exception du Sud où la régie de quartier officie.
Shoot and Proof, mis en service ce mois-ci, est un logiciel permettant de prouver, par reconnaissance graphique, que tel ou tel, pris en flagrant délit, est également l’auteur de tel(s) et tel(s) autre tag(s) ou graff(s). La Propreté urbaine photographie donc tous les tags avant de les effacer. La photo est stockée six mois. ... porte plainteLa Ville porte plainte dès qu’un tagueur est interpellé. Mais ils ne sont pas plus de trois à cinq à l’être chaque année. A eux la facture d’effacement de leurs œuvres et, éventuellement, le TIG (Travail d’intérêt général). ... et tolèreLe long des quais de l’Isère, au bout de la piste cyclable en contrebas de l’A45. L'immense regret pour les graffeurs: "Les halles Bouchayer-Viallet (aujourd’hui en réhabilitation, quartier Berriat à Grenoble). C’était tellement pourri que même les flics ne disaient rien. On se retrouvait tous là. On a fait des pièces énormes. Il y avait des murs qui valaient des tunes". ![]() Du côté des halles Bouchayer-Viallet, en 2001. Photo Henri Porchier Chepa, et son tag rue-Félix-Poulat: "On faisait une session, à quatre. Un pote m’a signalée la chaussure du gars qui dépassait. Me suis dit que cela allait faire une super-image. C’est le plaisir de marquer et cela fait des souvenirs. Ce que j’aime, c’est l’outil bombe. Artistes ou vandales ? c'est à vous de répondre en cliquant ici.
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