Pour le festival de Chartreuse, c’est chaque année la même galère pour boucler le budget. “Une année loupée et on mettrait la clé sous la porte”, prévient son directeur.
Les jolies notes flottent un temps, jusqu’à ce que tombent les moins jolis chiffres. Et c’est comme ça chaque année, chaque édition. Les Rencontres Brel offrent un chouette plateau de chanson française, du Higelin, du Aldebert, joue un rôle social dans le village… et puis ensuite, on regarde les entrées, qu’on ajoute aux subventions. “Et l’an passé, on a été déficitaire”, tranche le directeur de l’événement, Grégory Signoret. Il détaille: “Notre budget, c’est grosso modo 400 000 euros, dont 70 % d’autofinancement, c’est-à-dire la billetterie, la buvette, les partenaires privés. Alors oui, on aimerait un peu plus de subventions. Le conseil général nous aide par exemple, et ce n’est pas négligeable, mais sa subvention n’a pas augmenté depuis 1999. C’est un souci car si nous faisons environ 7 000 entrées payantes, nous avons plus de 8 000 spectateurs sur ce qui est gratuit : les apéro-concerts, les scènes dites «découverte»…” “Plutôt arrêter que se fourvoyer” En Chartreuse, les deux permanents transpirent et les 200 bénévoles, de 12 à 75 ans, “donnent un coup de main à la billetterie, au bar, à la sécurité, à la compta, et nous permettent d’économiser plus de 52 000 euros”. Oui, “on essaie de lutter”, et ce n’est pas facile “parce que le pouvoir d’achat est en baisse, que les gens n’ont pas les moyens de se payer plein de concerts”. Grégory Signoret fustige alors “ces concerts gratuits payés par certaines villes”, mais n’en veut pas à son “concurrent grenoblois” le Cabaret Frappé. “Loran Stahl fait du super boulot. C’est vrai qu’ils nous piquent un peu du public, mais nous essayons de nous compléter”, dit-il. Resterait, pour que les Rencontres passent l’été et l’hiver qui suit au chaud, la solution de programmer de plus grosses têtes d’affiche. Réponse : un non définitif. “Plutôt arrêter que se fourvoyer”, lance le directeur, un œil sur son programme, un autre sur le ciel. “Un temps pourri pendant une semaine, ce serait une année loupée et on mettrait la clé sous la porte”. L’an passé, Jeanne Cherhal était à Saint-Pierre. Ce qui n’a pas empêché l’édition 2007 des Rencontres d’être déficitaire.
| Publié dans : , Les festivals de l'été |
| Tags : Morcheeba, doherty, babyshambles, festival, têtes raides, mouss, hakim, kt, tunstall, brigitte fontaine, boney fields, jazz à vienne, musilac, rencontres, brel |
|
|
|