| Pratique du skate : "Ça manque de béton" |
Grenoble, sans être l’enfer, n’est pas non plus la meilleure ville pour skater. Renaud Chaudy, de l’asso Skatepark de Grenoble, décrit le problème : "Les spots ne sont pas nombreux. Les trottoirs striés, pour les déplacements, ne sont pas pratiques. On manque d’endroits avec un mobilier urbain varié, mélangeant reliefs (trottoirs, marches, rampes ou rails) et surfaces lisses". De fait, les bons coins, comme l’entrée du Palais de Justice, deviennent vite des lieux de rendez-vous. L’autre problème étant que le skateur, en recherche de diversité, peut assez vite se lasser d’un spot qu’il connaît par cœur. Les bons spots existent mais ils ne sont pas parfaits "Il ne faut pas être exigeant. Les bons spots existent, mais ils ne sont pas parfaits", prévient Julien Excoffier, qui bosse dans un magasin spécialisé. "Le campus, Seyssins ou le Maupertuis à Meylan offrent de bonnes possibilités". "Les entrées d’immeubles, souvent, font de bons spots", rajoute Renaud. Du moins jusqu’à ce qu’un voisin râle. Les skateparks -il y en a trois à Grenoble: le grand de la Bifurk, celui du Quai de la Graille, et celui du cours Gambetta (Sylvestri)- n’apportent pas toujours des solutions appropriées. "Ça manque de béton", analyse Julien. "Les skateparks, en effet, "utilisent des éléments en fer et en bois. D’une part, ça limite les formes. D’autre part, le bois a tendance à se ramollir avec le temps et l’humidité. Le skatepark en béton, en plus d’être résistant, nous permet de créer les éléments qu’on veut." Ce qui faciliterait cette recherche du bon spot, qui est peut-être la seule vraie contrainte du skateur.
A SAVOIR
Le skatepark en danger 5000 passages par an toutes disciplines confondues (roller, skate, BMX) ne suffisent pas à assurer la pérennité du skatepark. Sans subventions suffisantes, un des postes nécessaires au bon fonctionnement du skatepark pourrait disparaître. Ce qui concrètement voudrait dire moins de cours, moins d’heures d’ouverture, moins d’encadrement et moins de manifestations autour de la discipline. Les prix Une planche d’entrée de gamme, c’est à peu près 50 €. Compter 85 € pour un minimum de qualité. Mais un skate, c’est aussi des trucks (essieux), des roues, des roulements. Soit, pour un skate complet, un minimum de 100 € requis. Où acheter La Glisse (28, bd Gambetta, Grenoble, tél. 04#76#18#04#08) ; Speed City (6, rue Jay, Grenoble, tél. 04#76#12#91#92) ; Concept Pro Shop (11, rue des Clercs, Grenoble, tél. 04#38#37#12#89) ; Tant que l’animal Chill (7, rue du Lieutenant Chanaron, Grenoble, tél. 04 56 40 11 97). L’idée écolo «Tant que l’animal Chill» recycle les planches. Un bac de récup’est au skatepark de la Bifurk. L’esprit skate … est très loin de l’idée de compétition, plutôt répandue dans le sport. Chez les skateurs, dixit Walid Mamine, Renaud Chaudy ou Julien Excoffier, "on ne se prend pas la tête": pas de rivalités, pas de contraintes. Les conseils Paroles de skateurs: "Sur un skatepark, il faut faire attention aux jeunes et à ceux qui débutent, qui sont très concentrés sur ce qu’ils font. Et font donc moins attention aux autres." Aussi : "Les skateurs répètent souvent de nombreuses fois les mêmes figures. Être attentif à cela permet d’anticiper les trajectoires." Le casque... ...est obligatoire dans tous les skateparks publics. Il est bon de le rappeler....
|
Aucun commentaire posté
| < Précédent | Suivant > |
|---|

Pratique urbaine par excellence, le skate a de nombreux adeptes. Problème à Grenoble : la ville n’est pas faite pour ça.


















