| Roller : "Viens, on va rouler ensemble..." |
![]() Photo Henri Porchier Devant, au milieu, derrière, tu sens la joie de rouler. Royal, sur le boulevard Gambetta, de nuit, avec ceux de la rando du vendredi, celle qui a lieu seulement s’il ne pleut pas. "Le roller, ce n’est pas seulement pour les petits jeunes super-doués qui font des figures sur l’anneau de vitesse", clame Cyril Levrat, homme orchestre de l’association née en 2006, héritière de GPG (Grenoble Passion Glisse) et mère de la rando qui fête son dixième anniversaire. La rando a deux boucles : la première est ouverte à chacun pour peu qu’il tienne debout, avance et freine sans provoquer de catastrophe. La seconde, nettement plus rapide, est réservée aux sportifs. Celui qui ne sait pas (encore) peut venir apprendre, toujours sur l’anneau, avant le grand départ. L’initiation, comme tout le reste, est gratuite. Tant mieux, parce que "si on apprend tout seul, gare à la galère. Il faut acquérir le geste juste". Gratuite, l’initiation est aussi sympa. Comme l’ambiance avant, pendant et après le départ. Les étudiants parlent toutes les langues, les couples patinent et roucoulent, les copains rigolent et les jeunes enfants accompagnent les jeunes parents. La bonne méthode, c'est être cool... Grenoble Roller s’occupe de l’initiation et de tout le reste, en commençant par la sécurité. Le poisson pilote fonce devant. "Je place les staffeurs aux intersections. La hantise, c’est le véhicule qui force le passage et se retrouve au milieu du cortège". Le bonne méthode, c’est être cool : les mains jointes en regardant le conducteur ; 1,2,3 doigts levé(s) pour indiquer le nombre de minutes à attendre; le pouce levé pour dire merci et un petit mot à la fenêtre si l’attente se prolonge, même un peu. "Rouler vite à grenoble, ce n'est pas évident" Précis et puissants, les staffeurs font l’accordéon autour du cortège qui progresse. Protéger l’intersection, remonter pour aller bloquer la suivante... "Si l’on passe staffeur, c’est aussi parce que l’on trouve que cela ne va pas assez vite. Rouler vite à Grenoble, ce n’est pas évident. A part sur la voie sur berge mais il faut faire très attention", cafte Cyril Levrat. En fin de cortège, l’histoire est plus tendue. "Là aussi, vous sentez l’énergie, celle des voitures qui aimeraient passer". Danger ! "Cela va un peu mieux depuis que nous avons la camionnette bleue qui ressemble à celles de la police", souffle le chauffeur. D’autant qu’elle est équipée d’un gyrophare. Très utile camionnette. Voiture balai en vérité, qui roule doucement et laisse grimper celui qui a perdu le souffle ou l’une de ses 8 roues...
LA RANDO La première boucle, dite "familiale" part à 21 heures pour 1 heure. La seconde est réservée aux aguerris. Départ autour de 22 h 15. Les deux partent de l’anneau de vitesse (parc Paul-Mistral) le vendredi soir... à condition qu’il ne pleuve pas. Initiation et conseils par le club à partir d’environ 19 h 30. http://www.grenoble-roller.org/2007/ ou 06 62 06 14 67/ Reportage sur grenews.com/webJT/30 avril
LE CHOIX Choisir un roller pour débuter une activité "loisirs" ? "Opter pour une platine (qui fait le lien entre la chaussure et les roues) métallique. En plastique, c’est un peu moins cher mais elle joue vite", souligne un prof’ du club de Sassenage. D’autres conseils sur rollerenligne.com
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