| Le stage, facile à trouver ou pas |
Le stage, c'est comme l'emploi. certaines formations permettent d'en trouver facilement, d'autres beaucoup moins, surtout si l'on a pas un nom fleurant bon la Français de 25e génération. Aperçu du problème. SOS Stage
La discrimination commence dès la recherche d’un stage formateur et cohérent avec le projet professionnel. Il est mieux, pour le trouver, d’avoir un nom fleurant bon le français de trente-huitième génération, la peau claire et des relations chez les cadres et notables. Intrégrant, après enquête, ce constat, l’Afij (Association pour faciliter l’insertion des jeunes diplômés) a ajouté une action à son catalogue : SOS Stage. 13200 recruteurs fidélisés, une bonne connaissance des entreprises, du savoir-faire quand il s’agit de joliment trousser une candidature spontanée… Pour ceux qui ont besoin d’élargir leur réseau. Afij, 29 av. Félix-Viallet, Grenoble. Tél. 04 76 86 06 49. grenoble@afij•org
Ces candidats que l’on s’arrache…
Entre 4000 et 5000 offres de stages pour 1000 étudiants de l’INPG chaque année; deux à trois propositions pour chaque étudiant de Grenoble école de management… Les élèves de formations professionnalisantes _celles où le stage fait partie intégrante de la formation_ ont l’embarras du choix. A l’image de Valentin Weber, étudiant de troisième année à l’Ensimag, qui terminera son année d’études par un stage de cinq à six mois, appelé Projet de fin d’études (PFE). Le PFE est souvent appelé stage de pré-embauche: près de la moitié des élèves de l’INPG décrochent leur job avant l’obtention de leur diplôme. "Les entreprises qui proposent des stages les diffusent sur une interface consultable par les étudiants ingénieurs, explique Valentin. Pour moi, ce sera d’abord une question de feeling. Si l’ambiance est trop sérieuse, ça ne me plaira sans doute pas". Et si le stage que l’on a choisi ne nous satisfait pas? "J’ai fait un stage de six mois dans le département parole et cognition d’un laboratoire, remarque Julie Groleau, 23 ans. J’aurais pu continuer mes études mais je n’avais pas envie de faire de la recherche en France. Aujourd’hui, je travaille sur la gestion d’une interface entre agences de voyage et compagnie de transport et de tourisme. A l’INPG, on nous apprend d’abord à apprendre".
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