| Quand l'étranger, c'est vous avec Erasmus... |
"Tu quittes ton confort, ta petite vie de tous les jours et tu dois apprendre à dépasser la barrière de la langue si tu veux te loger, manger ou te déplacer", raconte Vincent, qui a été Erasmus pendant quatre mois, en Espagne, à l’université d’Almeria. Il a suffi de quelques jours, et quelques fêtes pour qu’il s’intègre et profite à fond de cette expérience intense. "C’est une aventure humaine extraordinaire faite de rencontres, de moments forts, de convivialité, de respect et de solidarité".
Au cours de ce genre de séjours, des relations très fortes peuvent naître. D’où, pour lui, la difficulté du retour. "On ne sort pas indemne de cette expérience. J’étais infiniment triste de laisser cette nouvelle vie que j’avais construite et dans laquelle je m’étais beaucoup investi. Et puis je devais quitter ces gens avec qui j’avais partagé tellement de choses..." Pour d’autres évidemment, Erasmus, ce n’est pas aussi rose. Certains ont du mal à s’intégrer dans cet environnement très spécial. Il arrive même que des étudiants reviennent avant la fin de leur séjour. Soif de connaissance Vincent a acquis une approche différente de ce qui est étranger. Pour la première fois, l’étranger, c’était lui. Il est revenu bilingue avec une plus grande confiance en lui. Utile pour trouver un emploi ! "Ce type d’expérience démontre une soif de connaissance et un dynamisme d’esprit. A l’heure de la mondialisation, on demande aux salariés d’assimiler la culture de leurs partenaires et de s’adapter pour faire évoluer leurs méthodes de travail et de communication". Aujourd’hui, le voyageur vend des pièces pour l’industrie lourde en Amérique latine. Il exploite donc sa connaissance de la culture hispanique et revit son Erasmus chaque fois qu’il parle espagnol.
LA MOBILITÉ ÉTUDIANTE
Erasmus ? Dans le cadre de l’Europe, des accords de partenariat ont été signés entre différentes facultés européennes. Les Erasmus peuvent alors partir étudier dans n’importe quel pays européen (ayant un accord avec l’université d’origine) pour un semestre ou une année. Pour qui ? Il faut être inscrit dans une université et avoir fait, entre juillet et novembre, une demande de dossier auprès du département des Relations internationales de son université dès la fin de sa première année à condition d’avoir réussi ses examens. Il faut fournir les relevés de notes post bac, un cv et une lettre de motivation. A retourner avant décembre. Des bourses : La bourse Erasmus est financée par l’UE : environ 100€ par mois ; La bourse Explora’sup est versée par le Conseil régional à condition que l’étudiant habite la région depuis au moins un an et qu’il soit inscrit dans une université en Rhône-Alpes : 380 € par mois environ. Il existe aussi une bourse de mobilité du Crous et une autre versée par le ministère de l’Enseignement. Accordées sur critères sociaux, elles peuvent être cumulées ; Enfin, le Conseil général offre une bourse aux étudiants n’ayant pas droit à Explora’sup. Quel budget ? Il faut prévoir le budget que l’on a lorsqu’on étudie à Grenoble, c’est-à-dire environ 300€, plus le logement. Mais cela dépend beaucoup des pays : en Espagne, le logement est très abordable, ce qui n’est pas le cas en Angleterre. Et en Italie, il faut savoir que les résidences universitaires n’existent pas. Un conseil : La meilleure chose à faire est de rester quelques jours dans une auberge de jeunesse et de chercher directement sur place. Pour son côté festif et économique, la colocation est la meilleure solution.
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Un jour, Vincent a tout quitté. Direction l’Espagne pour quatre mois à l’université d’Almeria. 



















