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![]() Photo Henri Porchier Son ami lui emboîte le pas: "c’est quand même très contraignant de sortir pour fumer. Parfois, on frôle même le ridicule, comme quand la moitié de la table sort du restaurant pour s’en griller une avant le dessert. Niveau convivialité, on a connu mieux". Plus loin que ça, ils n’estiment même pas avoir baissé leur consommation: "en fait, on fume autant. Parce que dès qu’on sort d’un endroit, on s’en allume une machinalement, ce qu’on faisait pas avant", estime Marion. Et Jean de conclure : "la seule chose qu’on a perdu, c’est le plaisir de fumer. On se caille, on se mouille, on fume plus vite. On nous a volé un plaisir de plus". ![]() Photo Henri Porchier "Une fois, un garçon s’était enfermé dans les toilettes pour s’en allumer une. On l’a attendu devant la porte pour lui dire de ne pas recommencer. Sinon, aucun problème". Comme l'explique Smaïl du London Pub. Les forces de l’ordre affirment même que l’interdiction de fumer dans les lieux publics est bien respectée par les habitués des bars, boîtes et cafés. A Valence, une discothèque a été contrôlée dans la nuit du 19 au 20 février. Selon le procureur valentinois, il s’agissait "d’une opération de sécurisation des lieux publics. C’est quand les policiers ont constaté que des gens fumaient qu’ils ont décidé d’intervenir". Six personnes ont dû s’acquitter d’une amende de 68€ et le gérant, qui fumait aussi, a dû payer 68€ et une contravention de 135€.
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