| Les fumeurs ont l’air conciliant |
Samedi soir sur le cours Jean-Jaurès. Au café-concert l’Art-Ti-Cho, la venue de Urgent, un groupe de hard rock, a ramené pas mal de monde dans les locaux. De l’autre côté de la vitre, une dizaine de personnes discutent en petits groupes, cigarette au bec. Quelques mètres plus loin, au Café Noir, les tables en terrasse sont aussi occupées. "C’est plus facile d’aborder les gens dehors" Ainsi va la vie des fumeurs depuis janvier: qu’il pleuve ou qu’il vente, pour cloper, c’est dehors. Mais la transition s’est fait assez sereinement. Pour Tristan, Julien, Véronique et les autres, il n’a jamais été question d’arrêter de sortir... et encore moins d’écraser définitivement sa cigarette. "Le plus dur, c’est quand tu es au café. Parce que le café-clope, c’est sacré. Maintenant, je rentre chez moi", souffle Julien. Tout ne s’est donc pas fait sans rechigner, mais bon… certains y trouvent leur compte. "Le paradoxe, c’est que maintenant qu’on se retrouve dehors entre fumeurs, on se parle plus. C’est même plus facile d’aborder quelqu’un. Quand tu demandes du feu à une fille, par exemple". Grand sourire de Julien. "Cette nouvelle réglementation, ça a rapproché les fumeurs quelque part", confirme Nico. Ils se parlent d’accord… mais ils parlent plus fort ? "Pas forcément, pas maintenant en tout cas, explique Nicolas, du pub O’Callaghan. Mais c’est vrai que pour le voisinage, les rues vont maintenant être animées toute l’année". L’été, les températures clémentes: voilà une nouvelle qui réchauffe le coeur des fumeurs… "parce qu’allumer sa cigarette quand il arrête pas de pleuvoir, c’est lourd", peste Nico.
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Cet hiver, les clopeurs ont assez bien accepté de devoir multiplier les sorties. Pas le choix. Avec le printemps, ils sont tout de même contents de tomber la veste…











