| Une seule solution : innover ! |
L’ESPACE FERMÉ FUMEURS Pas plus de 20 % de la surface de l’établissement, 35 m² au maximum, des normes d’extraction... "insuffisantes ! Le gars qui a écrit cela n’est jamais venu fumer dans un local fermé", annonce le patron de Kaméléon, boîte de nuit du centre-ville de Grenoble. Il n’avait pas non plus, sans doute fait le tour des spécialistes de la hotte aspirante. "18 000 € ! On a opté pour la méthode «pas de sous» ; on a fait nous-mêmes". En augmentant la puissance du système extraction-ventilation donc. Maintenant, "De temps en temps, on vide le local". Pour faire de la place aux fumeurs qui attendent. Parce que si le service est interdit dans cet espace, allez donc empêcher le fumeur d’entrer avec son verre et d’entamer un brin de causette avec... les autres fumeurs. LE DIFFUSEUR DE PARFUM EN BOÎTE DE NUIT
"Il a été commandé en janvier parce qu’on s’est rendu compte que c’était un vrai problème depuis la mise en application de la loi, explique Jean-Marc. On ne l’a reçu qu’en mars : en France, seulement cinq entreprises fabriquent ces engins…". Son coût : près de 4000€, plus 40€ pour les recharges de parfum. "Mais c’est chouette: ça sent comme à Eurodisney".
LE CAFÉ PAS CHER Les grossistes sont formels, les cafétiers aussi : le café est une victime de l’interdiction de fumer dans les bars. "Moins 20 %", chiffre Folliet. "Moins 15 % à 20 %", confirme France-Boissons. "Plutôt 30 %", estime un cafetier du quartier de la gare...
Bonnes idées, d’autant que la marge du cafetier, sur le café, est très important, de l’ordre de 2,5 fois.
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Pour conserver la clientèle fumeurs, les établissements de la ville ont dû faire preuve d'imagination... et souvent investir. Petit tour d'horizon des innovations que l'on trouve (aussi) à Grenoble.
Relié à des tubes et à la ventilation du Vertigo, ce petit appareil n’a l’air de rien mais il a permis au club grenoblois de changer d’air le mois dernier. Il diffuse en effet un parfum fruité qui masque les odeurs de transpiration.
Hochement de tête de Hervé, patron du Buffet de la gare (routière) qui est passé, sans dommage, à la version non-fumeur dès octobre. Peut-être est-ce parce que le café, chez lui, coûte 1,30 € pour tous et 1 € pour les salariés du transport par rail et cars ? Il sert aussi le café dans un petit gobelet à celui qui tient à la formule "p-tit noir-cigarette".











