| Grenoble, une ville fantastique |
Chez lui, il a une collection de figurines Disney. Mais parlez-lui cinéma et science-fiction, et son visage s’illuminera. Pour Christian, la vraie claque, c’était en 1982: «L’Empire contre-attaque», d’Irvin Kerschner. Rien d’étonnant alors à ce qu’il travaille aujourd’hui dans un magasin où l’on retrouve une flopée de héros des trilogies Star Wars, au milieu de personnages DC Comics, Marvel et autres figurines de mangas. Chez «Le monde du cinéma», sur le cours Berriat, il y a une réplique de Tony Montana mais il y a surtout Yoda. Exposé juste à côté d’un Darth Vador grandeur nature. "Ces deux-là, je les ai achetés mais les trois autres, on les a fabriqués avec trois personnes. Il y a un ami à moi, un coiffeur du cours Berriat fou de fantastique et une personne qui nous aide pour les mannequins". Des magasins grenoblois aux clientèles venues de très loin Les trois autres ? Une reproduction de Schwarzy/Terminator et face à lui, Obi Wan Kenobi (version Alec Guinness) avec l’empereur Palpatine. Les visiteurs en prennent plein les yeux: la faute à un panneau qui dit «Ne pas toucher» et à un prix, "entre 2000 et 2500€". Bientôt, une reproduction de Darth Maul viendra les rejoindre, juste derrière une autre du Terminator version métal, achetée et mise à prix 9000€. "Les clients viennent de tout Rhône-Alpes: il y en a de tous les âges et souvent, ils cherchent des personnages précis. Ce sont avant tout des collectionneurs".
Et ces clients, qui sont-ils ? "Souvent des gens qui ont découvert ces héros de comics et de films dans leur enfance. Ils viennent d’un peu partout. La plupart sont ouverts, toujours très calés sur le sujet qui les intéresse. Pour eux, ces objets ont une valeur culturelle lourde ; culturelle et sentimentale. Mais il y a aussi des gars plutôt fermés avec qui il n’est pas facile de bavarder". Les geeks ? Christian, Stéphan et Stéphane ne savent pas ce que c’est. Tant pis si l’image de ces passionnés sort de la caricature (merci Peter Jackson, Guillermo Del Toro et Sam Raimi). Pour eux, cela reste des adeptes de la collection. Cet été, les garçons de Flash Back baisseront définitivement le rideau: leur site internet marche si bien qu’ils veulent s’y consacrer à plein temps. "On a des demandes qui viennent de loin aujourd’hui". De partout mais pas d’une galaxie très, très lointaine. Pas encore. "Le Monde du cinéma", 8, cours Berriat, et "Flash Back", 62, cours Jean-Jaurès, à Grenoble
|
Aucun commentaire posté
| Suivant > |
|---|

Vous connaissez les geeks ? Ces amateurs de cinéma fantastique et d’heroic fantasy, parfois adeptes de jeux vidéo et de jeux de rôles (entre autres) prennent aujourd’hui leur revanche. Fini le temps où on les caricaturait comme des fans marginaux. A Grenoble, l’inventivité et la passion de l’imaginaire sont célébrés de multiples façons.
Chez Flash Back, magasin du cours Jean-Jaurès, il y a aussi une reproduction à taille réelle du Jedi passé du côté obscur. Mais ici, on fait dans le vintage, les produits dérivés d’époque et durs à dénicher. Chez Stéphane et Stephan, il y en a 6000 de 300 thèmes différents. "Avec la sortie d’«Ironman», on se doute bien que l’on aura des demandes, mais l’attachement aux produits, la connaissance des codes qui s’y rattachent, est éphémère. Chez nous aussi, ce sont d’abord des collectionneurs qui viennent d’abord nous voir".


















