| Morne période pour le jeu de rôles |
"Il y a encore quelques années, presque chaque MJC de la ville avait une section consacrée à cette activité. Aujourd’hui, on en est loin. La vie du jeu de rôle est en train de péricliter et c’est dommage". Ce constat, il est signé Alexandre Casanova, président du Comité de jeu de simulation du Dauphiné. Les raisons ? "Les mentalités ont un peu changé, les sorties commerciales de jeux sont moins nombreuses mais il y a tout de même de bonnes sorties amateurs. Surtout, beaucoup de jeunes préfèrent aujourd’hui passer plus de temps sur les jeux vidéo en réseau… ce ne sont pas deux activités qui s’opposent mais cela n’a pas grand-chose à voir". "Désormais, les rôlistes se réunissent plutôt entre eux et le renouvellement des équipes de joueurs se fait moins. Cela reste le loisir d’une minorité, confirme Jean-Marc Chevalier, président de l’Association ludique des étudiants de Grenoble (Aleg). Pourtant, cette activité stimule véritablement l’imagination". Un point de vue que partage Alexandre Casanova : "Pendant quelques années, le jeu de rôles a eu mauvaise presse auprès des profanes, il y a eu des amalgames dans les médias. Aujourd’hui, dans certaines structures, on organise des parties spéciales parents/enfants. Cela met en valeur le côté sociabilisant de cette activité, qui se situe entre jeu de société et le théâtre". Si vous êtes curieux, retenez votre week-end des 17 et 18 mai : le CJSD organise une manifestation autour des jeux de simulations (jeux de rôles, de plateau…) à la halle Clemenceau.
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Très en vogue dans les années 90, le jeu de rôles connaît un passage à vide sur Grenoble. Les jeux vidéo en réseau sont passés par là…


















