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Alain Carignon: "Je suis là pour préparer l'avenir"
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Par Stephane ECHINARD Jean-Paul Fritz | le 10/06/09 à 21h48
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LES INTERVIEWS DE GRENEWS.COM.

L'entretien a été réalisé une dizaine de jours avant les élections européennes, à Grenoble. Car oui, Alain Carignon est toujours de temps en temps par ici. Toujours adhérent à l'UMP. Et malgré sa très lourde défaite aux législatives de 2007, malgré la perte de la présidence départementale de son parti, il se dit toujours partant pour la reconquête. Ce qui fera réagir à gauche... et encore plus, c'est certain, à droite. Revanchard ? Aigri ? A vous de juger. Et de lire entre les lignes.
Quant à ses relations avec Michel, Matthieu, Richard, Fabien, mais aussi "Brice", "Nicolas et Carla"...



- L'entretien démarre toujours par une question de l'interviewé précédent. Voici celle que vous pose le socialiste François Brottes: "Lorsque Brice Hortefeux était venu en 2007 à Meylan pour soutenir les candidats UMP aux légistalives, il avait dit que les statues étaient "faites pour être déboulonnées". Vous sentez-vous concerné par une telle formule?"

Non, parce que je ne me sens pas du tout statue. Je me sens plutôt vivant. Donc déboulonner, si vous voulez. Mais statue, non.

- Ok. Sinon, vous devenez quoi, Alain Carignon ?

Je crois être le seul, dans tous ceux que vous avez interviewés, à ne plus être un professionnel de la politique...

- Il y a Pierre Kermen, aussi...

Oui, Pierre Kermen. Donc, nous sommes deux.

- Bon, mais allez:  vous devenez quoi ?

Je suis un type qui vient de fêter ses soixante ans, donc je travaille, voilà. Je suis dans une société de consultants, en direction des PME.

- On suppose que vous êtes toujours encarté à l'UMP. Mais quel est le degré de votre militantisme ? Actif ? Lointain ?

Je suis un actif. J'ai la volonté de changer les choses, une volonté de reconquête au niveau local. Je souhaite que ça bouge. Ce sont mes souhaits d'homme politique d'action. Je me dis qu'il y a un gros boulot à faire, qu'une part de ce boulot me revient. Je veux participer, du fait de mon expérience. Je le répète: je dois prendre ma part dans ce boulot.

- Parlons concrètement !

Il faut changer la gouvernance locale, qui me paraît formidablement dépassée et dangereuse pour les citoyens. Je trouve que l'on a transformé les collectivités en vaches à lait pour les élus. Il y a un vrai lavage à faire, un lavage complet. Il ne faudrait pas Grenews, là, mais le Daily Telegraph ! Je suis très choqué par la façon dont tout cela fonctionne.

- En attendant, désolé, ce n'est que Grenews. On continue: vos activités professionnelles sont ailleurs...

Et heureusement ! Du fait de mon ancien statut, je me refuse à avoir une activité professionnelle en Isère, ça pourrait créer des liens difficiles, compliqués ou contestables.

- Restons dans le concret. Vous dites vouloir "prendre votre part". Vous faites ça comment ? Vous participerez à des réunions? Vous allez distribuer des tracts ? Vous allez créer une association ?

La politique, c'est tout ce que vous dites, c'est le débat d'idées, c'est avoir une conviction et essayer de la partager par tous les moyens.

- Est-ce que ça veut dire participer aux comités départementaux de l'UMP ?

Bien sûr ! Dès qu'il y en aura... (sourire)

- Ça viendra ! Chaque chose en son temps...

Si vous répondez à la place du président...

- On vous répond ce qu'il nous dit...

D'accord. Donc, moi, je suis prêt. En politique, on gagne, on perd. J'ai perdu des élections, j'ai gagné d'autres élections. Il y a des moments où on est plus entouré, il y a des moments où on l'est moins. Je veux dire: ces situations ne changent pas les convictions. Chaque fois que j'ai gagné, j'ai d'abord connu des périodes de défaites. C'est logique. C'est la politique.

- Attendez-vous aujourd'hui une main tendue ? Tant pis si le verbe est mal choisi, mais aimeriez-vous que l'UMP-38 vous utilise ?

Moi, je n'attends rien de personne. Je suis un participant, je souhaite impulser, donner mon avis, mon énergie. Chaque fois que je pourrai le faire, je le ferai. Et il y aura des occasions, des opportunités. Je le répète: ce travail concernant la gouvernance locale, il est à faire. Cette situation de Grenoble, ces augmentations d'impôts, de tarifs... Et je ne suis pas le seul à le dire: même des anciens adjoints de Destot dénoncent cette situation. J'ai lu sur Grenews l'interview de Pierre Kermen... Bref: il faut que chacun participe à la contestation.

- "Contestation", voici un mot intéressant. Depuis le moment où vous êtes revenu sur la scène politique dans le département jusqu'à l'élection de Michel Savin à la tête de l'UMP-38, il y a eu beaucoup de contestations autour de votre nom. Vous avez des convictions gaullistes depuis longtemps. Est-ce qu'à un moment donné, vous ne vous êtes pas dit: si je suis contesté, pourquoi rester ?


Il y a quelqu'un qui n'est pas contesté dans la vie politique ?

- A ce point-là, c'est assez rare quand même. A un moment donné, tout se cristallisait autour de votre nom !

Oui, mais ça, c'est l'intérêt du Parti socialiste et c'est normal qu'il joue son jeu. Pour éviter que les questions se posent sur sa gouvernance, pour cacher ses augmentations, il a créé des rideaux de fumée. Si ça peut être moi une fois ou quelqu'un d'autre une autre fois... je veux dire: la contestation à Meylan, actuellement, autour de la piscine, c'est typiquement une opération du PS qui essaie de cacher tout ce qui se fait de bien à Meylan derrière une seule polémique. Excusez-moi, mais le PS fait son travail, là. C'est à nous de faire le nôtre !

- Le rideau de fumée Carignon était aussi à l'UMP. Il y avait une ligne de fracture très nette entre vos partisans et vos adversaires...


Vous avez toujours une partie des gens qui se laissent prendre. Il y a toujours des faibles partout. Il y a des gens qui manquent de lucidité partout.

- Avec le recul, n'avez-vous pas pensé, quand même, à prendre de la distance, pour voir si les autres pouvaient gagner sans vous ? 

Mais c'est ce qui s'est passé pendant dix ans, pendant mon absence, mon retrait.

- C'est le constat qu'il ne s'était rien passé à droite pendant que vous n'étiez pas là qui avait motivé votre retour ?


Mais il ne s'était pas rien passé ! La vie tourne, les pages se tournent tous les jours. Aujourd'hui, ce qui m'intéresse, c'est l'avenir. Le passé, machin, truc... il y a un boulot à faire. Un grand boulot, parce que les collectivités sont entièrement dominées par le Parti socialiste: Grenoble, l'agglomération, le Département, la Région, etc. Tout cela, avec un système de fonctionnement totalement opaque, avec des situations que je souhaite dénoncer et avec des conséquences que l'on voit aujourd'hui. M.Kermen dit que la situation de Grenoble est inquiétante, il a été le deuxième adjoint de Michel Destot pendant sept ans et il ne lui serre plus la main. Je veux dire: les divisions, elles sont chez nos concurrents (...) A Grenoble, ils ont essayé d'étouffer le Comité de liaison des unions de quartier en essayant de lui supprimer ses subventions parce que c'est une association libre... C'est ça, la situation de Grenoble et de l'agglomération. C'est ça qu'il faut dénoncer. Et ce travail-là, je ne veux pas l'abandonner. C'est un travail d'intérêt général. Ça me passionne, ça m'intéresse...

- Tout n'a pas toujours été rose non plus à droite. Là, tout de suite, vous serreriez la main de Michel Savin ou de Fabien de Sans Nicolas ?

Bien sûr.

- Sans aucune arrière-pensée?

Bien sûr. Et heureusement. Je n'ai aucune animosité pour Michel Savin, que je connais depuis très longtemps, que j'ai accompagné à ses débuts. Fabien, c'est la même chose. 

- Vous disiez un peu plus tôt que le PS se servait de vous pour refuser le débat. En affirmant aujourd'hui que vous êtes toujours là, dans l'action, prêt à vous battre, vous leur tendez une jolie perche: ils vont refaire pareil, non ?

L'important, c'est qu'ils acceptent la confrontation avec l'UMP. Il faudra qu'ils disent pourquoi ils ont menti, au fond, pendant douze ou treize ans sur la vraie situation de la ville de Grenoble. Ils parlaient de situation d'asphyxie en 1995, or, depuis, les impôts, les frais de fonctionnement, l'endettement, ont augmenté. Il y a autre chose que je trouve honteux également chez les élus actuels: le cumul des mandats, des fonctions dans des associations, des indemnités, des voyages, alors que nous sommes dans une situation difficile, avec des licenciements...

- C'est gonflé de votre part de parler de cumul des mandats: à une époque, vous étiez maire, président du conseil général et ministre...

Oui, oui. Mais aujourd'hui, combien de dizaines d'élus de l'agglomération cumulent quatre ou cinq fonctions ! C'est incroyable ! Vous me dites que c'était pareil de mon temps ? Très bien: il n'empêche qu'il faut changer les choses. Et il faut changer dans l'union, dans le respect des uns et des autres. Vous avez remarqué que je ne participerai aucunement à la division de mon camp.

- Ça n'a jamais été le cas ?

Ecoutez ! Vous avez pu constater que j'ai été extrêmement respectueux de l'installation de Michel Savin. Il a demandé du temps, il semble qu'il ait besoin d'un certain nombre de mois pour pouvoir faire son travail... eh bien je le respecte. Moi, on ne m'a jamais laissé une telle situation.

- Certains disent que Carignon et son équipe ont laissé un champ de ruines à droite dans le département. Moins de 30% à Grenoble, zéro député...

C'est faux. J'ai lu toutes les interviews, personne ne parle de champ de ruines...

- C'est flatteur pour nous, mais la vie politique ne se résume pas à nos interviews... Et puis le zéro député dans le Sud-Isère, il est difficilement contestable !


Evidemment, vous prenez le Sud-Isère. Eh bien moi, je vous dis que le Parti socialiste a zéro député dans le Nord-Isère ! L'UMP-38 est une grosse fédération de France, avec un nombre d'élus locaux importants, avec des députés, des sénateurs... Ça aussi, dites-le !

- On reformule: quelle part de responsabilité vous attribuez-vous dans le fait que l'UMP ait perdu la 1ere circonscription, dans le fait que l'UMP ait réalisé le plus mauvais score de son histoire aux municipales à Grenoble ?

Mais je n'étais pas candidat à Grenoble !

- Vous étiez, à l'époque, le président de l'UMP-38, celui qui devait orchestrer la reconquête !

C'est un raisonnement absurde: vous m'attribuez le score de Fabien mais pas celui de Michel Savin (battu lui aussi aux législatives en 2007, NDLR).

- Disons-le encore autrement: pendant pas mal d'années, vous avez parlé de reconquête. Or, pendant la période où vous étiez président départemental, donc aux manettes, on n'a pas vu le début de la reconquête dont vous parliez...


La reconquête passe par certaines conditions: l'union, bien entendu. Et le fait de résister et d'attaquer le Parti socialiste. Ce sont ces conditions qu'on doit réunir pour l'avenir.

- Quel regard portez-vous sur le score de Fabien de Sans Nicolas aux municipales à Grenoble ?

C'est un score de départ. Quand on a trente ans, c'est normal. Moi aussi, j'ai eu des scores de départ, quand j'avais vingt ou vingt-cinq ans et que je me présentais à Saint-Martin-d'Hères. On ne peut pas juger quelqu'un sur un score de départ.

- Ce résultat obtenu, c'est de la faute à qui ?

Ecoutez, c'est une base à partir de laquelle on peut construire. Si on le veut.

- Max Micoud, quand il a failli battre Michel Destot en 2001, c'était aussi un score de départ, puisqu'il était jeune en politique !

Oui, mais je vous rappelle qu'auparavant, Max avait déjà été le président de mon comité de soutien. Il avait animé tous les réseaux , dont il avait une très très bonne connaissance des équipes militantes.Ce n'était donc pas tout à fait un nouveau venu. En plus, c'était un Grenoblois installé, un professeur de médecine, donc on est dans des situations bien différentes. En 2008, un choix a été fait, de renouvellement, de jeunesse, avec les avantages et les inconvénients que ça peut présenter. Mais je le répète: il y a une base. Et avec cette base, on peut faire ce qu'on veut !

- Vous l'avez aidé Fabien de Sans Nicolas ? Si oui: en quoi l'avez-vous aidé pendant cette campagne ?

Il sait que j'ai été à sa disposition chaque fois qu'il me l'a demandé. Et il n'y a aucun problème là-dessus, ni question ni arrière-pensée.

- On revient sur votre situation actuelle dans le parti. Le militant de base Carignon, que va-t-il faire pour faire gagner l'UMP ?

Il faut informer les habitants sur la réalité de la situation à Grenoble. Taxe d'habitation: + 9%. Impôt foncier: + 9%. Impôt foncier non bâti: + 9%. Tarifs de stationnement: + 30%. A la Métro: + 15% pour l'enlèvement des ordures... tout cela, au moment où les Grenoblois ont besoin de pouvoir d'achat. Prenons un autre exemple concret. Marc Baïetto déclare: "On a l'argent pour faire la rocade, ce n'est pas un problème, le conseil général n'est pas endetté". Merci d'ailleurs à la droite, qui a géré parfaitement le conseil général pendant seize ans, que ce soient Bernard Saugey, Michel Hannoun et moi-même. Donc, le conseil général a la capacité d'emprunter, il n'a pas de problème pour réaliser la rocade, ça fait vingt ans qu'on attend et il n'a pas commencé ? Mais de qui se moque-t-on ? Où est la volonté politique de résoudre le problème de l'est/ouest de l'agglomération grenobloise ? Autre question: la liaison nord/sud, disons entre Saint-Egrève et Pont-de-Claix, qui était posée depuis longtemps, je me souviens parfaitement les discussions que j'avais avec les ministres de l'Equipement de l'époque. L'Etat devait prendre 100% de cette réalisation pour que, le jour où Grenoble/Sisteron serait achevée, on n'ait pas sur cette A51 la situation qu'on a aujour'hui et qu'on imagine qu'elle sera. Rien ! Rien ! Aucune action, aucune décision, aucun dossier soulevé ! Je suis effrayé par ces aspects et je n'ai pris en exemples que deux grands dossiers de liaison pour ne pas prendre les plus petits. Voilà ce que nous devons dénoncer.

- Et on vous repose la question: Alain Carignon, vous allez faire quoi ?


Mais je vais faire le ménage dans tout ça ! Par des textes, des opportunités, des campagnes électorales... Il y a mille façons de s'exprimer.

- Ne contournons pas la Bastille mais contournons la question. Y a-t-il un dossier, à Grenoble, au Département, à la Métro, sur lequel vous vous dites: "La gauche a vachement bien bossé" ?

(Quinze secondes de réflexion) Je ne peux pas citer quelque chose. La partie nanotechnologies, c'est la suite de ce que nous avions fait avec l'installation de STMicroelectronicsà Crolles en 1992. Si vous voulez, ça a été suivi correctement, voilà. Mais ce qui m'intéresserait, c'est ce que Grenoble et l'Isère pourraient apporter depuis quelques années. Que l'on soit cité en exemple pour notre innovation. Que l'on se batte sur le plan international. Sauf que la dernière fois que c'est arrivé, pour les Jeux olympiques, on a été battu dès la première étape. Voilà. La réalité, c'est que Grenoble n'est même pas capable de battre Annecy. La réalité, c'est qu'on n'est pas capable d'avoir le TGV qu'a la Savoie. C'est inquiétant. J'aimerais qu'on retrouve notre capacité de créer, d'innover, d'être en avance...

- Parlons de capacité à s'opposer. Vous avez parlé deux fois de Pierre Kermen, comme, si dans le combat contre les socialistes à Grenoble, l'opposition écologiste était un peu votre allié objectif. Question: elle est où l'opposition de droite ?

Elle fait tout ce qu'elle peut.

- Est-ce qu'elle peut peu ?

Non, elle peut beaucoup et elle fait beaucoup. Vous ne m'entendrez pas la critiquer. Elle agit, elle travaille. Moi, j'apporte aussi ma propre contribution. Chacun le fait avec son tempérament, avec sa façon d'être. La division, c'est le seul atout du PS, il n'a que ça, il ne fait que ça. M.Noblecourt qui attaque la pseudo division Chamussy/Sans Nicolas sur Grenews, Mme Fioraso qui ne faisait que ça pendant les législatives... C'est le seul thème du PS. Parce qu'en réalité, lui-même, il n'est porteur de rien. Je ne vois pas où est la contribution nationale de Mme Fioraso, de M.Destot.

- Avec le recul, quel regard portez-vous sur la division Cazenave/Carignon sur la 1ere circonscription en 2007, et sur ses lourdes conséquences pour la droite ?

N'oublions pas, au moment d'analyser les choses, de regarder l'évolution sociologique. Il n'y a pas que moi, voyez les défaites de Max Micoud, de Charles Descours, le résultat de Fabien... Mais pour votre question, pour ma part, j'ai toujours respecté la discipline de mon mouvement. Et ceux qui ne l'ont pas respectée, ont commis un acte contre leurs propres idées.

- Si vous aviez été député sortant non investi par le parti, comme c'était le cas de Cazenave, ne vous seriez-vous pas cru, vous aussi, dans votre bon droit de vous présenter ?

Si on appartient à une famille politique, on en respecte les règles. On ne peut pas en respecter les règles quand elles vous avantagent et ne pas les respecter quand elles vont embêtent. Sinon, c'est trop facile, il n'y a plus de règles.

- Puisqu'on a abordé la thématique "serrage de mains", si vous croisez Richard Cazenave, vous lui serrez la main ?


Oui, ça a d'ailleurs été le cas récemment.

- Et vous serrez la main de tout le monde à droite en Isère ?

Bien sûr ! Et à gauche si on veut bien. Nous sommes tous des citoyens à part entière. Il n'y a pas d'animosité personnelle. Les batailles électorales sont rudes, elles doivent l'être parce que c'est comme ça qu'on fait avancer les choses. Moi, j'ai toujours avancé comme ça, avec Dubedout, Mermaz, tous ceux que j'ai battus avant et après.

- Après tout ce que vous avez vécu, après vos dernières défaites électorales, est-ce que vous n'aspirez pas, même si ce ne sera jamais vraiment le cas, à redevenir un citoyen lambda? Ce retour du militant, c'est parce que vous êtes persuadé que la droite locale ne peut pas gagner sans vous ?

Je n'ai pas du tout l'impression d'être indispensable. Je suis un citoyen engagé, motivé, passionné par la préparation de l'avenir. Et inquiet, comme je vous le disais, par ce qui se passe à Grenoble. Je devrais m'en désintéresser ? Mais ce serait être indifférent à la ville que j'aime, au département auquel je suis attaché (...) Quand on a mené les combats sur le musée, le synchrotron, c'était des combats nationaux, internationaux et c'était passionnant. Quand on perd ces combats, on doit en tirer les conséquences. Alors en ce qui concerne les JO, Michel Destot devrait en tirer les conséquences sur le fonctionnement de sa mairie. Mais ce n'est absolument pas le cas.

- Quand vous parlez, on dirait un candidat à quelque chose, avec un adversaire socialiste en face de lui. Avez-vous fait une croix sur la possibilité de redevenir candidat, un jour, quelque part ?


Mais pas du tout !

- Pourriez-vous être candidat à une élection en Isère ?

Mais bien sûr, pourquoi l'exclure ? Moi, je suis là pour préparer l'avenir.

- Le fait de "revenir", de ne pas exclure une candidature... tout cela n'est-il pas seulement guidé par un sentiment de revanche ?

Non, non. J'ai un bon tempérament. La vengeance et la jalousie ne m'animent pas. J'ai du respect pour tous ceux qui sont là.

- Même pas un tout petit sentiment de revanche, une petite envie de ne pas vous retirer définitivement sur un lourd échec ?

Vous savez, j'ai perdu une dizaine d'élections, j'en ai gagné une dizaine. Il ne faut pas oublier que j'ai commencé ma vie politique à dix-huit ans, c'était contre ma génération. Il y avait 40 000 étudiants qui manifestaient contre le général de Gaulle, moi j'étais pour le général et j'ai expliqué aux 40 000 étudiants qu'ils avaient tort (...) En 1977, j'ai perdu une élection de 10 000 voix et les commentaires dans les journaux, c'était "Carignon mort-né", voilà. J'ai 60 ans, tant que je pense avoir les capacités de faire, je fais.

- 60 ans, vous êtes trop jeune pour le Sénat !

Et puis ça ne me passionne pas. Attention: je peux participer sans être candidat. Je reprends la question à l'envers. M'arrêter, ça montrerait que je ne suis intéressé par la politique que pour les fonctions, les mandats. Si j'en ai, tant mieux. Si je n'en ai pas, tant pis.

- Mais si quelqu'un aujourd'hui, à droite, prenait son téléphone, vous appelait et vous disait: "Alain, non merci, c'est inutile que tu reviennes, tu nous gênes" ?

Personne ne peut me dire cela.

- Pourquoi ?

Parce que personne n'a autorité pour le faire.

- Même pas Michel Savin, le président de l'UMP-38 ?

Ce serait un jugement de valeur. La moitié des adhérents de l'UMP ont voté pour mes listes, 30 000 personnes (17 155 au second tour, et 10 638 au premier, NDLR) ont voté pour moi aux législatives. Ces personnes-là, je les respecte. Je n'abandonne pas ceux qui me font confiance. J'ai réalisé un score à Grenoble, aux législatives, qui était ce qu'il était, mais qui était supérieur à celui de Fabien aux élections municipales. Il démontre qu'une partie des Grenoblois m'a témoigné sa confiance. Je ne suis pas un déserteur.

- On parle de confiance et d'autorité. On a souvent dit que vous étiez un ami très proche de Nicolas Sarkozy. Dans quelle mesure cette amitié vous a-t-elle aidée à prendre la tête de l'UMP-38 et à rester à la tête de l'UMP-38 ?


Nicolas Sarkozy ne s'est impliqué ni dans ma candidature ni dans le fait que je n'ai pas été candidat la dernière fois. Nicolas Sarkozy n'est pas électeur de l'UMP en Isère.

- L'appareil de l'UMP nationale a quand même son mot à dire de temps à autre !

Ecoutez, j'ai été formidable en matière de transparence. ça mériterait une petite analyse de votre part...

- On devrait être surpris de votre "formidable transparence" ?!?

(Il sourit) On a critiqué ma première élection, la deuxième... Ensuite, Michel Savin a été élu face à Julien Polat. Ce qui démontre une totale transparence. Il n'y a pas eu d'intervention nationale.

- Puisqu'on a l'esprit mal tourné: est-ce que Paris ne vous a pas lâché sur la fin ?

C'est semble-t-il votre interprétation. Mais ce n'est pas la réalité.

- Quels rapports avez-vous aujourd'hui avec Paris ?

Qui c'est Paris ?

- On ne parle évidemment pas de la Tour Eiffel, mais de Xavier Bertrand, de Brice Hortefeux, de Nicolas Sarkozy... Paris, quoi !


Vous savez, il y a ceux qui voient Nicolas Sarkozy dans des réunions mais que Nicolas ne voit pas. Et puis il y a ceux que Nicolas voit. Moi, j'appartiens à la seconde catégorie, voilà. Maintenant, je ne le vois pas non plus tous les jours.

- Vous le voyez quand ?

Il nous a fait l'amitié, Jacqueline et moi, de nous inviter juste Carla et lui, passer une soirée samedi.

- A l'Elysée?

Non. J'ai vu Claude Guéant la semaine dernière. Je vois Brice Hortefeux lundi matin, voilà (...) ça nous a fait très plaisir, à Jacqueline et moi, de passer une soirée avec Carla et Nicolas. C'est un privilège.

- Quand vous voyez Brice Hortefeux, vous lui dites quoi ? Que Michel Savin fait un travail formidable ?

Pas du tout, on ne parle pas du département. Si je vois Xavier Bertrand ou Brice, on évoque d'autres sujets. Certains me font l'amitié d'échanger sur la politique nationale, me demandent comment je vois les choses, comment je les sens, d'envisager des hypothèses, des thèmes... Je participe parfois à des petits déjeuners où il y a quatre, cinq, six, sept ministres, parfois huit. Attention: je ne suis pas seul. Mais on n'est pas très nombreux en réalité. Ceux qui, comme moi, sont encore dans l'action politique mais ont en même temps un peu de recul, ça peut être utile.

- Mais vous y allez à quel titre ? En temps qu'expert de quelque chose ?

Simplement en tant que militant. Le gouvernement actuel, toute la structure actuelle, c'est ma génération qui est au pouvoir. Ce sont mes amis. On ne peut pas renier le fait qu'on se connaît depuis vingt ou trente ans.

- Comment vivez-vous le fait que ceux de votre génération, que vos amis, soient tout en haut des responsabilités pendant que vous n'être plus qu'un petit militant ?

Mais c'est formidable pour eux ! Moi, j'aime la vie, c'est une chance de la vivre, c'est toujours un enseignement extraordinaire, si on sait envisager la vie positivement. C'est ce que Nicolas Sarkozy m'a confié un jour. Ce jour-là, on était en tête à tête à l'Elysée, on parlait du bouquin de Léotard, ce pamphlet anti-Sarkozy. Sarkozy m'a dit: "Avec toi, l'avantage, c'est que tu n'es jamais aigri". Je crois que c'est vrai. Ma femme me le dit aussi. Elle me fait parfois remarquer: "Tu as vu ce qu'untel ou untel t'a fait". Mais je ne le sais même pas. Je regarde devant. Ce qui m'intéresse, c'est l'avenir. A un moment donné, il faudra taper du poing sur la table et changer les choses, ces structures mortes, lourdes, coûteuses, que l'on doit aux socialistes et écologistes qui se sont succédé depuis quatorze ans. Qui tapera du poing sur la table ? Moi ? Une association ? Julien Polat ? Un autre ? Je ne sais pas, mais ça se fera.

- Petite parenthèse: au moment où je vous parle, le dernier message posté sur votre blog date de novembre 2007 !

Je l'ai fermé. Je ne veux pas gêner Michel Savin.

- C'est compliqué de vouloir participer activement, mais sans gêner, tout en étant Alain Carignon !

Mais non, c'est vous qui rendez ça compliqué...

- Comprenez-vous que certains, à droite, aient encore peur de votre présence ? Que certains pensent que vous cherchez encore à tirer les ficelles, à les plomber ? Que certains pensent que vous n'êtes qu'une grosse épine dans le pied de l'UMP-38 ?


Il faut regarder les faits. Il n'y a rien de mieux que la vérité. Tout le reste, c'est de la paillette, c'est de la sauce. Je suis adhérent de l'UMP, je suis là en toute transparence, j'ai la confiance des militants de Grenoble qui m'ont élu largement... Je siège au comité départemental avec cette confiance. Je représente une part de l'opposition. J'ai cette légitimité, qui est incontestable et incontestée. Ces militants, ces électeurs, doivent être respectés et n'ont à être agressés ni par la droite ni par personne. Je les représente. Je prépare l'avenir. Vous verrez: la vérité finit par éclore (...) Vous savez, même Pierre Mendes France a essayé de me convaincre que je faisais mauvaise route. Il avait pris la peine, et c'était très gentil de sa part, de me dire: "Il ne faut pas que vous restiez à droite, ce n'est pas possible, vous avez 21 ans". Oui, bon, ben, très bien. Simplement, moi, je n'étais pas à droite, j'étais gaulliste.

- Et ?

Et quand on a une conviction, on est prêt à la confronter à tout ce que vous voulez. Mais on a cette conviction: on n'est pas un ectoplasme. Mes convictions, c'est que Grenoble, le département, la Métro, sont mal gérés, qu'il y a besoin d'une opération propreté pour y voir clair. Vallini veut faire 36 000 débats ? Qu'il en fasse quelques-uns en Isère et sur la situation de l'Isère ! Qu'il parle publiquement de ces augmentations de tarifs VFD, qu'il a fait passer en commission permanente, autant dire en catimini, en secret, sans journaliste ni débat, et pas devant l'assemblée départementale ! C'est ça, le fonctionnement socialiste aujourd'hui. C'est navrant ! J'ai envie d'agir, de réagir, et rien ne me fera céder.

- Vous parlez de vouloir "faire le ménage". Comment vivez-vous que certains fassent le ménage dans leur passé, qu'ils soient gênés de leur histoire commune avec vous ? Philippe de Longevialle, Stéphane Gemmani...on pourrait en citer plein d'autres. Le "a travaillé avec Carignon" arrive bien souvent tout en bas du CV, voire pas du tout.

J'adore ! Vous savez, dans la vie, il n'y a pas beaucoup de gens à vertèbres. Mais je n'ai pas de mépris. J'ai vu beaucoup de choses, je ne juge pas. On n'est pas toujours courageux, ni moi ni les autres. Quand je lis les reniements de Longevialle (...) Il a été adjoint à Meylan, il souhaitait devenir maire de Meylan et aujourd'hui, si j'ai bien compris, il va jusqu'à renier la ville qu'il compare à une cité-dortoir. Vous voyez ! Comment dire ? J'ai dit que je ne voulais pas être méchant, mais ça définit quand même le personnage. Je n'ai rien contre lui... mais pour aller plus loin: il dit avoir pris ses distances avec Carignon dès 1993... sauf que, quand j'en ai eu terminé avec mes affaires, le premier soutien de ma grande réunion publique à Europole, c'était Philippe de Longevialle, qui est venu prendre la parole, et c'était en 1997. Mais ce que je dis là n'a aucun intérêt sur cette personne qui n'est pas essentielle. Je ferme la parenthèse.

- Eh bien on va en rouvrir une autre ! Vous parliez de gens à vertèbres. Trouvez-vous Matthieu Chamussy vertébré dans son opposition de longue date à Carignon ?

Ecoutez, je vais arrêter là les commentaires. Les hommes sont ce qu'ils sont. Les personnes dont vous parlez n'ont pas grand intérêt pour l'avenir et ne marqueront pas les prochaines années.

- Question toute bête: la place de Richard Cazenave et de Matthieu Chamussy est-elle à l'UMP, dont ils sont toujours exclus ?

C'est à l'UMP de le décider.

- Vous seriez toujours président de l'UMP-38...

Je ne le suis pas. Je ne veux pas entrer dans le jeu de la division. Mon combat, c'est contre le PS. Je connais ceux dont vous parlez, mais je ne ferai pas de commentaires. En plus, c'est dommage, je me suis laissé aller sur Longevialle, qui, le pauvre, ne doit pas être accablé plus qu'un autre. En plus, il est très sympathique.

- Accablez les autres pour équilibrer !


Ça n'a pas d'intérêt. C'est blessant. Et pour Cazenave et Chamussy, je vous connais. Si je donne un avis, vous allez dire que je tire les ficelles, que je dis à Michel Savin ce qu'il doit faire. Personne n'a besoin de mes conseils, sauf les entreprises pour lesquelles je travaille.

- Vous militez en Isère, mais est-ce que vous vivez en Isère ?

Je suis d'une transparence totale sur mon patrimoine, à Grenoble, à Paris, au Maroc. En ce moment, par respect pour l'installation de Michel Savin et en raison de la crise économique, je suis plus souvent mobilisé sur Paris, c'est vrai. Je vais jusqu'en Indonésie, en Tunisie... Mais ça va, c'est agréable.

- On va finir sur "la question qui tue", ou quelque chose comme ça: Alain Carignon, quelle est la plus grosse erreur que vous ayez commise ?

Il y en a tellement (...) On en fait beaucoup quand on est dans l'action, dans la gestion, dans les responsabilités. Tellement d'erreurs, de fautes, d'oublis... Ce qui marque, c'est une personne qu'on n'a pas accueillie. Les grosses erreurs, ce sont les erreurs humaines, ce sont les fautes d'humanité. Quand on a manqué, un jour, à quelqu'un pour qui c'était important, là, c'est dur, ça fait souffrir. Ce sont ça, les vraies fautes.

- Les autres, dont certaines sont connues de tous, ne seraient donc, à vos yeux, que des "fausses fautes"?


Non, ce sont des fautes techniques.


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En voilà enfin une interview intéressante, avec du fond sur les dossiers ! Ca change de la langue de bois, et ça fait du bien.

On peut être d'accord ou ne pas l'être, c'est une autre question. Mais on sent quand même nettement une différence de pointure entre Carignon et pas mal d'autres (excepté peut-être Migaud et Vallini). Ce n'est d'ailleurs sans doute pas un hasard si tout le monde parle de lui sans cesse.

Comme on parle de Sarkozy, de Obama... On ne "perd son temps" qu'à parler des gens qui compte. Et Carignon, lui, il compte !

ps : l'anecdote avec Pierre Mendès France est sympathique...
M. Grimm (Non enregistré) | le 10/06/09 à 22h16
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Comment s'interesser encore sur un escrot et un voyou. C'est vraiment n'importe quoi. Grenews ne marque pas un bon point.
Roger (Non enregistré) | le 10/06/09 à 23h25
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre -16 (62 votes)
Et vive les pots de vin!
Wam (Non enregistré) | le 11/06/09 à 11h21
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre -11 (53 votes)
un bon point dans la tête de qui? Qui etes-vous, roger, pour donner des bon points à la presse internet? bizzarre
riri@riri.fr (Non enregistré) | le 11/06/09 à 11h24
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Intervew bien complaisante pour un minable escroc.
Espérons que les Grenoblois n'ont pas la mémoire courte. Conseil aux gens de droite : gardez le bien !
SELLIER (Non enregistré) | le 11/06/09 à 12h17
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@ Mr Sellier,

votre commentaire lamentable choque moins quand on sait que vous êtes militant au NPA et à la CGT. Que votre engagement au profit de révoltes sanguinaires vous occulte toute faculté d'esprit, soit, mais de là à dire aux grenoblois ce qu'ils doivent penser, il y a un grand pas que vous franchissez sans problème. C'est bien la conception de la démocratie des militants d'extrème gauche.

Quant à vos conseils "politiques", les militants de droite n'ont pas besoin des petits esprits de l'extrème gauche pour leur dicter leurs actes.
Homer (Non enregistré) | le 11/06/09 à 17h56
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre -3 (41 votes)
Députe peut-être ! Maire je ne crois pas, car trop vieux et il a déjà donner et puis il restera toujours dans la tète des gens un ancien Maire aimable et gentille mais avec d'autres il a triché et ça ! .
ce n'est ma tasse de thé, mais ! (Non enregistré) | le 11/06/09 à 22h47
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre 4 (28 votes)
A la lecture de tous les commentaires suite à cette franche et sincère interview d'Alain Carignon, il est clair que les extrémistes de gauches et autres esprits étroits n'ont encore rien compris au mot "démocratie" ! Y-a-t-il plus de démocrates à droite qu'à gauche ? Il suffit d'écouter les uns et les autres s'exprimer pour s'en convaincre sans avoir à se voiler la face: à droite il y a une tolérance, une correction dans l'expression et un appel au rassemblement des Français qui hélas ne semblent pas faire légion à gauche, et c'est vraiment dommage voire frustant.
Mr Carigon ose dire les choses sans détour ni amertume, même si nous savons tous qu'il est déçu par les événements de ces dernières années en Isère. Mais au moins il a le courage de reconnaître ses tords et ses défaites, et même d'excuser ses ennemis et adversaires, car hélas il n'a pas à droite comme à gauche que des adversaires ce qui aurait pu être plus logique au lieu de soulever tant de haine parmis ceux qu'il a tant aidé à être ce qu'ils sont aujourd'hui !
Parole de sage (Non enregistré) | le 13/06/09 à 15h49
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre 9 (23 votes)
Carrignon nous a floués, à cause de lui nous avons perdu Grenoble, il doit partir une bonne fois pour toute.
Marie-thérèse (Non enregistré) | le 13/06/09 à 15h52
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre -4 (30 votes)
Il a du courage...peu aujourd'hui l'ont...
Michel (Non enregistré) | le 13/06/09 à 16h19
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre 10 (26 votes)
Enfin, on laisse s'exprimer un citoyen qui a marqué l'histoire de Grenoble !
Que celui qui n'a jamais fait d'erreur lui jette la première pierre ! effectivement quand on est dans l'action, on ne fait pas youjours tout juste, nous ne sommes que des "Hommes" avec nos forces et nos faiblesses. On n'oublie trop souvent quel rayonnement avait Grenoble sous les mandats Carignon. En tous cas, il est la seule personne que je connaisse qui aie cette vision, cette ambition, et ce dévouement pour la Ville, le département et ses habitants. Je salue une personne qui a encore plein d'énergie, d'idées et d'envies après tout ce qu'il a pris dans la figure... On a les élus qu'on mérite... Et franchement, il serait bon que certains esprits (chagrins?) se posent la question de ce que nous nos élus actuels, en dehors des augmentations d'impôts, de tarifs des services publics qui en dépendent...Et enfin, que serait la démocratie si ceux qui ont connu des difficultés dans leur vie ne pouvaient plus s'exprimer ! A bon entendeur, salut !
catherine (Non enregistré) | le 13/06/09 à 18h50
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre -2 (30 votes)
Mon commentaire reste favorable à Alain et je considère qu'il peut encore apporter sa contribution afin de sortir les rouges de notre champ politique
besson (Non enregistré) | le 13/06/09 à 18h56
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre -1 (29 votes)
on oublie vite ce qu'une personne donne de BON on en retient que le mauvais
vous pouvez toujours vous battre les hommes politiques je n'abdiquerai jamais sur le fait que je dois mon identité de FRANCAISE LIBRE grâce a CHARLES DE GAULLE et MICHEL DEBRE et que le monde est ainsi fiat il y a une hiérarchie l'égalité est une grande tromperie car vous avez votre caryotype et voilà
JE SOUHAITE DE TOUT COEUR QUE LA FRANCE GARDE UNE POSITION DE VALEUR DANS L'EUROPE et il serait temps de réfléchir sur le REEL et corriger les utopies négatives a l'homme je sais que mon commentaires vous paraîtra philosophiques mais 'je suis riche de mon expérience de femme libre de + 60 ANS
l'informatique outil moderne ne me gouverne pas !
bon courage a ceux qui pense bien être du pays et de son peuple
FEDYCKI (Non enregistré) | le 13/06/09 à 22h40
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre -8 (18 votes)
Le courage d'Alain Carignon impose le respect. Il a payé pour ses fautes, ce qui n'est pas le cas de Michel Destot. Ce dernier ose encore se vanter dans un article récent du "Monde" d'avoir été patron d'une start-up qu'il a menée à une faillite retentissante et qu'il a fait reprendre par une filiale de la Lyonnaise des Eaux. Il a coûté beaucoup plus cher au contribuable qu'Alain Carignon!
victoire (Non enregistré) | le 14/06/09 à 07h57
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre 3 (35 votes)
Une Grande leçon de Courage et d'Humanité.
Merci MONSIEUR CARIGNON
les Hommes de votre Valeur sont RARES!!
Grenoble, l'Isère, la FRANCE ont besoin de vous....
Pour achever les brillantes pages d'histoire que vous avez déjà écrites.
Joy (Non enregistré) | le 14/06/09 à 13h53
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre -2 (36 votes)
je pense que ce n'est pas vrai Monsieur Carignon n'est pas un voyou il a pris tous tous les autres et pourquoi Monsieur DESTOT ne nous a pas rembourser l'eau
dany (Non enregistré) | le 14/06/09 à 20h32
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre 0 (28 votes)
Toujours les mêmes méthodes, ecrire et faire écrire des commentaires élogieux. Franchement ces méthodes des années 80 sont dépassées. Combien de commentaires pour cette interview ? Combien pour les autres ? Qu'il reste a Marrakech et ne vienne plus ici où il sait que plus personne ne veut de lui ! Moins de 40 % dans une circo de droite, découpée pour lui voilà la politique des années 2000, voil la seule réalité, la seule vérité. Meme Sarko ne lui donnera plus d'investiture. Laissons ce voyou et cet escrot là où il est.
Roger (Non enregistré) | le 14/06/09 à 20h58
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre 3 (29 votes)
"...Vous savez, dans la vie, il n'y a pas beaucoup de gens à vertèbres. Mais je n'ai pas de mépris. J'ai vu beaucoup de choses, je ne juge pas. On n'est pas toujours courageux, ni moi ni les autres...." " ....Les personnes dont vous parlez n'ont pas grand intérêt pour l'avenir et ne marqueront pas les prochaines années..."
Quel mépris ! Avoir une colonne vertébral c'était justement vous dire non à vous et toutes vos méthodes. Les premiers à avoir eu ce courage, c'est bien Gemmani et Longevial qui eux travaillent pour faire et non pour être. Des types notamment comme Gemmani ont déjà fait plus de bien dans leur vie que nous ne ferez jamais dans celle qui vous reste. Je ne vous salue pas
Lydia Archer (Non enregistré) | le 14/06/09 à 23h03
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre 1 (23 votes)
Bravo! pour cet article je retrouve là un Carignon bien trempé qui n'a rien perdu de sa fougue et de son engagement politique fidéle à ses convictions et loyal Alain a payé très chér et cela injustement son malheur ne pas appartenir à la classe des grandes écoles de l'état (l'ena,..) .Grenoble a beaucoup perdu avec lui tous les grands projets auraient déja vu le jour et Grenoble ne se retrouverai pas dans cette situation aussi désastreuse, n'oublions pas qu'en politique un Homme n'est j'amais mort!je ne suis pas un sympathisant de la droite,je vote souvent à gauche mais j'ai beaucoup d'estime pour cet homme que je connais depuis l'âge de 18 ans
licinio (Non enregistré) | le 15/06/09 à 19h20
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre -6 (22 votes)
Après les juges et les électeurs de la première circonscription même les adhérents de l'UMP ont compris. Aujourd'hui on peut parler de mandaron n° 2.
arnold (Non enregistré) | le 15/06/09 à 21h05
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre 8 (16 votes)
On regrette Carignon qui était un bulldozer qui faisait avancer les dossiers, mais il faudra qu'un jour il fasse un peu de repentance et reconnaisse enfin les erreurs qu'il a (trop) chèrement payées. Maintenant le Département et la ville sont enlisés dans la médiocrité et cet immobilisme est insupportable en période de crise. Les caciques locaux du PS, anciens pédagos ou syndicalistes connaissent mieux le monde des vacances que le monde du travail. Quand la situation est difficile, on ne baisse pas les bras et n'augmente pas les impôts, on retrousse les manches et on travaille plus fort.
Renardeau (Non enregistré) | le 16/06/09 à 21h23
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre 3 (13 votes)
ahah c'est marrant :
- premiers jours de parution de l'article... peu de commentaires pour une personnalité pourtant aussi connue sur Grenoble ;

- Alain Carignon fait un mailing quelques jours après intitulé "Interview d'Alain Carignon" : et paf! plein de commentaires de ses fidèles qui le défendent tout d'un coup ;

C'est marrant mais bon, on connait bien la méthode ;)
Vincent (Non enregistré) | le 16/06/09 à 22h40
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre 1 (13 votes)
Tout à fait d'accord avec Vincent. Carignon a besoin de faire un courriel à tous les adhérents ump pour les prévenir qu'il avait donné un "interview" à grenews. Je trouve cela lamentable...D'ailleurs peut-il encore se servir de la liste des adhérents ump n'étant plus président? Pour moi cela n'est pas normal et je trouve même que cela est malhonnète. J'ai classé son adresse dans les indésirables car je ne souhaite plus être importuné par ses écrits.
cammou (Non enregistré) | le 17/06/09 à 09h16
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre 1 (19 votes)
@ Roger
« Toujours les mêmes méthodes, ecrire et faire écrire des commentaires élogieux. Franchement ces méthodes des années 80 sont dépassées ».

Appliquez ce même principe à vous-même et à la gauche, toujours les mêmes méthodes, écrire et faire écrire des commentaires agressifs. Franchement, là ce sont des méthodes dépassées.


@ vincent
« - Alain Carignon fait un mailing quelques jours après intitulé "Interview d'Alain Carignon" : et paf! plein de commentaires de ses fidèles qui le défendent tout d'un coup ; »

Vous rendez-vous compte de l’extrémisme de votre position, ça ne vous dérange pas que des opposants s’expriment mais par contre il serait intolérable que des soutiens d’Alain Carignon s’expriment. C’est une conception intéressante de la démocratie. Mais ce qu’il y a d’intéressant dans votre commentaire, c’est que vous parlez de « plein de fidèles », c’est donc qu’il a encore des soutiens.


@cammou


Adhérent de l’UMP apparemment nous confirme donc que l’union à l’UMP ce n’est pas encore ça... J’imagine aussi alors que vous ne devez plus écouter la radio, la télé, ouvrir votre boite aux lettres, avoir une conversation avec des personnes qui ne partagent pas la même opinion que vous, c’est bien triste, quelle faiblesse d’ouverture d’esprit.

A lire tout ça je suis effaré par l'irrationalité de l'hostilité à Carignon. Remarquez c'est la même chose pour Sarkozy.
Thomas (Non enregistré) | le 18/06/09 à 12h21
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre 1 (21 votes)
Monsieur, avant de parler d'escroc on apprend à écrire francais et si par hasard il était un "escroc" il à payé alors qu'a la tête du conseil général gaucho actuel il ya un vrai escroc nucciiiii qui par le carrefour du développement, pire de l'argent déstiné au tiers monde
alors camenbert relises vos classiques en politique et balayez devant votre porte;;;;;;;;;;;;;;;;;;
picaud huguette (Non enregistré) | le 21/07/09 à 15h33
Répondre à ce commentaire | signaler abus Signaler un abus | Voter : Voter pour Voter contre -2 (8 votes)
"on apprend à écrire francais"
aloers "relisés"
cartouche (Non enregistré) | le 24/09/09 à 09h59
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Un escroc encore en liberté et sur le devant de la scène ?!! Hubert Dubedout reviens vite ! Ils sont devenus fous !!!
Fromentin (Non enregistré) | le 05/10/09 à 11h36
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