Navigant entre musiques légères et sujets sérieux, Walter fait son petit bonhomme de chemin. En concert à la salle Condillac le 24 avril.
Arrivé à Grenoble en 2002 après avoir commencé la musique à Paris, où il s’est illustré au tremplin «Les Canottiers de la Butte», Walter, s’il cherche à se faire connaître, veut surtout faire passer un message. Les thèmes sont graves: “on parle de la misère du monde, on rappelle qu’un homme est un homme, et pas un esclave. On fait un gros gros appel à la protection de notre environnement. On parle de toutes ces injustices”. Walter dénonce: “c’est sûr, ça tourne pas mal autour des grands thèmes de notre société”. Le propos, ici, est essentiel: “il faut une histoire. On part toujours de ça. Après on habille le texte avec la musique”. Ce qui n’est peut-être pas la façon de faire la plus répandue. “Un mélange un peu bâtard entre le reggae, le rock, le folk. ” Au départ plutôt reggae, le chanteur antillais a conscience que dans ce style, “tout a été fait, et mieux fait” par les grands noms. “Il me fallait donc une esquive, j’ai utilisé la chanson, les bases instrumentales du rock”. Et les influences antillaises. “J’ai écouté beaucoup de salsa, j’aime bien ces battements chaloupés, cette façon qu’a la musique de suivre la voix”. C’est compliqué à expliquer. Jeudi 24 avril à 20heures à la salle Condillac (campus). www.waltermusic.com 
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