Mardi 19 mai, l'ancien ministre des Affaires européennes et ex vice-président du Parlement européen défendait au Stade des Alpes les couleurs PS pour les élections européennes.
Michel Destot ouvrait les débats: "En 2004, nous avons obtenu 36% à Grenoble. C'est l'objectif à atteindre". "Il faut faire mieux, Monsieur le Maire", taquinait l'adjointe et députée Geneviève Fioraso. Elle rappelait, certes, la vocation européenne de Grenoble (une ville "euroméditérrannéenne", "the secret capitale of Europe for innovation"), mais s'inquiétait franchement du décollage de la campagne : "C'est vrai qu'on ne se sent pas en période électorale. Il faut descendre dans la rue, qu'on soit présent sur les marchés. Et rappeler à nos camarades qu'il n'y a qu'un tour".
C'était là la principale inquiétude des pontes du PS, mardi: Pierre Moscovici commençait ainsi : "Nous avons un adversaire à vaincre : l'abstention. Nous faisons face à un risque : qu'il y ait moins de citoyens intéressés qu'en 2004 et que nous battions un record négatif de participation".
La suite virait au réquisitoire anti-Sarko. Le député franc-comtois a adopté la technique du contre-exemple : "L'UMP n'existe pas. C'est en fait l'outil de promotion de Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas son Europe que nous voulons. Regardez son bilan européen : aucune europe sociale, l'allongement de la durée légale du travail, l'adoption de la "directive de la honte" durcissant les conditions d'intégration des immigrés, l'alignement de la défense française sur celle américaine, via l'OTAN, ce qui réduit la possibilité d'une défense européenne cohérente."
Dans ce contexte, pas question de laisser le parlement européen à la droite. "Un parlementaire européen a plus de pouvoirs qu'un député national. Le parlement a aujourd'hui un pouvoir budgétaire et législatif considérable", argumentait encore Pierre Moscovici. Lui faisait donc la promotion du "Manifesto" du Parti socialiste européen (télécharger ici), "un programme économique et écologique", disait-il, "un hymne à la cohésion sociale".
En vidéo : quelques extraits de la réunion.
Et quelques petites phrases :
"L'affreux Philippe de Villiers, qui est toujours là".
"Bayrou nous dit qu'il est de centre gauche. Mais c'est manifestement quelqu'un d'un peu approximatif, voire flagada: les deux candidats qu'il propose, le Belge Verhofstadt et l'Italien Monti, sont libéraux".
"Mélenchon est quelqu'un de sympathique mais d'erroné. Besancenot est moins sympathique, mais tout aussi erroné".
|
1 vote
| 628 vues
| 12 commentaires
|
0 vote
| 131 vues
| 0 commentaire

| 481 votes | 1530 vues | 0 commentaire
| 34 votes | 4322 vues | 70 commentaires
| 13 votes | 1062 vues | 1 commentaire
| 13 votes | 1486 vues | 1 commentaire
| 12 votes | 6799 vues | 24 commentaires
| 4 votes | 1581 vues | 64 commentaires





