La DNCG, qui a auditionné hier le club grenoblois, a mis sa décision en délibéré. Le GF38 a jusqu'au 11 juin pour apporter la somme manquante à la clôture de son budget 2007/2008 et préserver sa montée en Ligue 1.
Grenoble jouera-t-il en Ligue 1 le 8 août prochain ? Pas certain... La DNCG (Direction nationale de contrôle et de gestion) a mis hier sa décision en délibéré après avoir auditionné à Paris le club grenoblois représenté par Kazutoshi Watanabe, son président, et Pierre Mazé, son président-délégué. Ochiaï, le grand absent Arrivée à 9h30, la délégation iséroise a, finalement, été auditionnée pendant 2h30 sans la présence du PDG d'Index M. Ochiaï, retenu au Japon "pour des obligations professionnelles" selon Pierre Mazé. À la sortie, les visages fermés trahissaient mal les craintes quant au verdict final. Car le gendarme du football français a tapé du poing sur la table. En douceur certes, mais fermement ! L'instance de contrôle a ce pouvoir que d'autres n'ont pas à Grenoble : demander des comptes. Or, les atermoiements d'Index Corporation, propriétaire à 99% du GF38, ont fini par lasser la DNCG qui réclame plus que des promesses. Et elle n'a que très moyennement apprécié l'absence du dirigeant japonais. Le grand argentier d'Index, M. Ochiaï, avait certes envoyé un document attestant de son engagement financier au 31 juillet envers le club isérois. Ce qui suffit pour d'autres clubs français ne l'a pas été lorsque le dossier grenoblois est arrivé sur la table. La DNCG a donc "demandé un ordre de virement avant le 11 juin midi", souligne Pierre Mazé. Un chèque ou une garantie bancaire répondraient aussi aux attentes. D'ici là, Index devra donc verser un peu plus de 7 millions d'euros pour composter le ticket grenoblois en L1. Une décision qui pose un cadre on ne peut plus clair à l'adresse du propriétaire nippon, sommé de payer, seul ou avec le concours de partenaires japonais, ainsi qu'il en est question en coulisses.
Si d'aventure Index ne réunissait pas cette somme rondelette au 11 juin, Grenoble serait alors sanctionné d'une probable rétrogradation ou, a minima, d'une interdiction d'accession, et pourrait faire appel. À cet instant, et à cet instant-là seulement, pourrait être envisagée une ouverture du capital côté japonais à d'autres acteurs économiques, rhônalpins notamment, qui attendent leur heure dans l'ombre. Que veut Index ? Quelle est la réaction du président de la Ligue, Frédéric Thiriez? (lire la suite en cliquant ici)
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