| Dogbé, buteur oublié |
![]() Photo archives Henri Porchier
On en avait perdu la trace. Relégué aux rayons des souvenirs. Aux côtés des Milazzo, Camacho ou Rojas, son nom était pourtant l’un des premiers a avoir marqué les esprits des supporters de la première heure. Ceux qui accompagnaient avec fidélité les premiers pas du Grenoble Foot 38. Et qui accrochaient aux grilles de la tribune Finet, au stade Lesdiguières, dans un rituel immuable, le drapeau du Togo en référence aux origines de leur “goleador”, Mickaël Dogbé. “À chaque match, j’allais saluer les supporters et toucher ce drapeau” se remémore encore l’ancien attaquant isérois. “Je me souviens encore de cette osmose” Si beaucoup ont toujours en travers de la gorge son départ chez le voisin stéphanois en 2003, dans les bagages d’Alain Michel qui avait quitté le banc grenoblois pour celui de l’ASSE, Dogbé garde, pour sa part, une image nostalgique de son aventure dauphinoise: “Je me souviens encore de cette osmose, de cette communion avec le public. On essayait de se donner au maximum pour les supporters et ceux-ci en faisaient tout autant”. De Dubaï à Boulogne-sur-mer Car après un long intermède au Moyen-Orient, Mickaël a ainsi eu besoin “de retrouver la France. Après une superbe aventure à l’étranger. À l’époque, j’avais envie de changer d’air. J’ai eu le droit à Dubaï à un bel accueil et j’ai évolué dans un championnat doté d’énormes moyens mais bizarre. Mais, à un moment, il fallait rentrer”. La proposition de Boulogne tomba ainsi à pic: “Des contacts ont été noués lors du dernier mercato hivernal et cela a abouti. Je voulais savoir si je pouvais leur donner un coup de main”. Pour l’instant, il n’a pas pu trouver de réponse à cette interrogation. Philippe Montanier, l’entraîneur boulonnais, lui ayant offert seulement quatre apparitions. “D’un côté, c’est une déception de ne pas beaucoup jouer. Mais je vis au sein d’un groupe animé par un superbe état d’esprit. Et c’est important pour moi de bien me sentir.” Toutefois, Dogbé ne se contentera pas de ce temps de jeu famélique et se tourne déjà vers l’avenir qu’il espère teinté d’un accent anglo-saxon: “J’aimerais bien tenter l’expérience au moins en 2e ou 3e division anglaise la saison prochaine. Pour vivre cette passion de l’intérieur”. Mais avant de s’essayer à l’âpreté et à l’intensité du foot british, Dogbé doit se concentrer sur l’opération maintien dans laquelle s’est lancée sa formation. Et qui passera par un résultat demain face à Grenoble: “Il ne nous reste que trois points à décrocher. Mais ce serait bien de régler cela tout de suite. Le GF38 aurait été bien inspiré de faire un grand pas vers l’accession en battant Ajaccio lundi dernier. Ça aurait été la fête place Grenette et ils seraient venus plus relâchés ici ! En tout cas, Grenoble restera toujours particulier pour moi. C’est là où tout a commencé...”
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