Samedi midi, tous les supporters grenoblois étaient à l'hôtel de ville. Une foule chaleureuse a tenu à venir féliciter les joueurs du GF38. Fanfare et chants ont rythmé la fête. Aujourd'hui tout le monde est grenoblois et fier de l'être.
Malgré le mauvais temps, de nombreux supporters ont fait le déplacement jusqu'à la mairie. Tout le monde veut voir, toucher ces hommes qui ont assuré la montée en Ligue 1. La foule est dense, très dense et une fanfare donne la mesure des chants. A chaque groupe de joueurs qui arrive on peut entendre: "Qui ne saute pas n'est pas Greno-blois" où "Il n'y a que Grenoble". L'entraîneur Mécha Bazdarevic est le dernier à arriver. Il a du mal à se frayer un chemin jusqu'à ses joueurs.
"Je suis fier d'être Grenoblois". C'est ainsi que le maire de la ville, Michel Destot, a commencé son discours. "C'est une performance extraordinaire réalisée par Mécha et ses joueurs" a-t-il continué. Il a aussi souligné que "ce pari nous l'avons gagné avec Didier Migaud le 15 février lors du premier match au stade des Alpes contre Clermont".
Et lorsque l'entraîneur du GF38 s'est approché du micro, il a fallu attendre que les "Mécha, Mécha" arrête de résonner pour pouvoir l'écouter. Il est indiscutablement celui qui reçoit l'ovation la plus importante. Il a fait court. "Je vous dis 1000 fois merci. Je dis bravo aux joueurs. Aujourd'hui je peux dire que je suis fier d'être Grenoblois."  "C'est émouvant, du pur bonheur" Michel Destot a ensuite remis la Grande Médaille de la ville de Grenoble à Mécha Bazdarevic, Hidétaka Ubagai, directeur général, ainsi qu'à tous les joueurs et au staff technique et médical. "C'est symbolique, mais un Grenoblois qui reçoit la médaille de sa ville c'est toujours un peu particulier. Je suis très fier. C'est émouvant, du pur bonheur" commente Maxence Flachez arrivé en début de saison mais né dans la capitale des Alpes.
La montée en Ligue 1, c'est surtout "la victoire du club" pour le président de La Métro mais aussi "pour nous une récompense, un pari gagné." Il revient aussi sur l'engouement suscité par le GF38. "C'est historique pour Grenoble. Le foot a toujours été un sport très populaire, cette fête est donc normale. C'est une grande joie pour tout le monde." Les joueurs doivent faire face à une marée humaine qui ne les lâche pas. Des supporters de partout. Des jeunes, des moins jeunes des hommes, des femmes. C'est une véritable course pour obtenir un souvenir. Les hommes de Mécha Bazdarevic se plient au jeu dans la mesure du possible. "Les émotions sont un peu partagées" S'il y a bien quelqu'un qui ne boude pas son plaisir, c'est Mécha Bazdarevic. Les fans n'arrêtent pas de le solliciter pour des photos ou des autographes. Ils veulent tous toucher ce Bosniaque vu comme le principal artisan de la montée. Les compliments pleuvent sur son passage. "C'est grâce à vous si on est en Ligue 1" peut-on entendre régulièrement. L'entraîneur est HEUREUX. "C'est bien de se mélanger avec les supporters, de partager toutes ces émotions avec eux. On savoure avant de recommencer avec les soucis quotidiens. Ca se termine un peu vite, on est un peu triste. Ca n'a pas toujours été facile. Aujourd'hui les émotions sont un peu partagées."
Mécha Bazdarevic a donné rendez-vous en juillet pour le début de l'aventure en Ligue 1. "Ensemble gagnons les sommets."  
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