| Ecrit par Agnès Gosa, le 02-03-2008 16:24 |
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Dernière chance ces jours-ci pour grimper sur la cascade gelée. A défaut, choisir la version glace et rocher...
Cela a commencé voici une vingtaine d’années, autour de La Grave (Oisans). Des grimpeurs se sont mis à la glace. Depuis, le clan grandit même si le réchauffement climatique ne lui est guère favorable.
“J’aime cela parce que c’est à l’ombre et dans le froid. J’ai fait une stalactite de 20 m qui ne touchait pas le rocher! Et puis toutes ces formes”, dit Cyril Dupeyré, guide haut-alpin. Pétales, spirales... et toutes les sculptures que la nature invente lorsque l’eau, se remplissant d’air, absorbe le froid et se fige. Voilà les cascades gelées à moins que ce ne soit les parois de glaciers (goulottes et couloirs) qui peuvent, en fonction des conditions climatiques, rester accessibles en été...“La glace est un terrain d’aventure fragile et éphémère qui demande beaucoup de concentration et d’expérience”, disait Jean-Christophe Lafaille “Il y a toutes les difficultés, de l’itinéraire accessible à tous à l’extrême avec une cotation qui va de I à VII”, nuance un guide. Car, mais est-ce étonnant en montagne?, il est conseillé de commencer avec un grimpeur expérimenté au faît des dangers. L’équipement a son importance: un baudrier, un casque pour se garantir des chutes de morceaux de glace, les pointes frontales des crampons, le piolet et... l’ARVA. (appareil de recherche des victimes d’avalanche) puisque les cascades sont souvent sous des cônes neigeux, des broches de différentes longueurs à choisir en fonction de l’épaisseur de la glace. Equipement à garder, éventuellement, si la glace se fait trop rare. Le dry-tooling, discipline mixte permettant de passer du rocher à la glace (et inversement) est aujourd’hui très tendance. Sans être plus facile, loin s’en faut...
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