| Ecrit par Agnès Gosa, le 11-03-2008 10:54 |
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La discipline est reine pour les archers rhônalpins. Elle est aussi aisément accessible à tous.
Il est question “d’une espèce de plénitude”, d’un “condensé de beaucoup de choses de la vie”. Tirer “un fagot de flèches”, en pleine nature, ce serait prendre un moment pour soi, loin des ennuis et des soucis. Il est question de tir à l’arc et de sa version la plus “in” en Rhône-Alpes: le tir de parcours, différent du tir de cible qui voit l’archer, statique, à distance fixe, viser une cible aussi fixe que lui. Dans la famille du tir de parcours, le tir nature et le tir 3D ont les faveurs du moment. Les deux se pratiquent sous le ciel et pourrait se résumer, dixit le moniteur Dominique Borde, “à une simulation de la pratique de la chasse”. Ni violent ni épuisant Mais point d’animal ici, plutôt des cibles rondes pour le tir nature, des silhouettes d’animal pour le tir 3D. “Ce n’est pas un sport violent et surtout pas épuisant”, dit encore le moniteur en ajoutant que chacun, même s’il travaille beaucoup assis devant un ordinateur, peut s’essayer sans stress au tir nature. Clairière, forêt, prairie et maquis... “La technique, c’est le tir instinctif. Un arc, des flèches, un carquois: on se rapproche du chasseur-cueilleur. J’ai beaucoup d’élèves qui ont pour arc un bout de bois et une corde. On ne va pas chercher la performance en achetant plein de matériel cher. Ici, l’arc fait 10% du travail, l’archer 90%”, conclut le prof’.

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