| Vol à voile : Hadrien plane à 1000 m |
![]() Photo Marc GREINER A 18 ans, Hadrien Theveneau plane réellement. Etudiant en première année au CPPG (cycle préparatoire polytechnique de Grenoble), il a décide de prendre un peu de hauteur. Et pourquoi pas en planeur. "Je voyais les avions dans le ciel, et j'ai eu envie de me lancer", explique l'apprenti pilote. De se lancer dans le vide, sans moteur, à bord d'un petit engin ( huit mètres de long tout de même), tracté puis lâché à 1500 m d'altitude par un remorqueur. "Le planeur, c'est vraiment des sensations uniques. Une fois lâché, on est en harmonie totale avec la nature, c'est le silence, raconte l'étudiant. Quand un aigle décide de voler au dessus de nous, c'est magique. Et puis, en vol, on ressent les réactions de l'appareil, on doit gérer l'altitude, la vitesse. Ca peut être très calme, quand le temps est couvert et que les courants ascendants sont rares".
La météo et les oiseaux
Explications de Stéphane Houdier, pilote à Grenoble Vol-à-Voile : "Le planeur dépend de deux éléments : il vole grâce aux courants d'air chaud, et lutte contre la gravité. Le pilote cherchera toujours les courants chauds, dits ascendants, qui sont plus légers et permettent au planeur de prendre de l'altitude, et de voler plus longtemps. Pour les trouver, on consulte la météo, on observe les éléments, et notamment les oiseaux ". Eh oui, "Là encore, pour citer un prof de bio dont l'Histoire ne retiendra que cette phrase, de la machine à laver à la confiture, on n'a rien inventé". Quant à Hadrien, il compte bien prochainement décrocher son brevet de pilote, un objectif difficile à réaliser avec un emploi du temps chargé : "Je fais des séances de rattrapage pendant les vacances, j'en suis à onze heures de vol en double".
![]() Photo Marc Greiner
Sensations garanties, sang-froid exigé
S'il ne compte pas faire de cette passion son métier, ce jeune expert en chimie et en électronique espère, un jour, mettre ses compétences techniques au service de son sport favori. Bientôt, il partira seul aux manettes, voyager au dessus des massifs qui entourent Grenoble. Et pourquoi pas, s'essayer à quelques manoeuvres acrobatiques, comme le décrochage dynamique, lorsque le planeur pique du nez vers le sol à angle droit. Sensations garanties, sang-froid exigé. Mais plutôt que de perdre de l'altitude, les pilotes jouent avec les éléments pour rester en l'air le plus longtemps possible. Et planer pendant une heure, cinq heures, dix heures, à quelques centaines de mètres au dessus du sol, en observateur privilégié, loin des soucis et des limites de la fourmilière terrestre.
Permis de voler
Pour apprendre à piloter, il faut avoir au minimum 14 ans,voler entre 15 et 20 heures en double commande avec un pilote confirmé, et une dizaine d'heures seul. Le tout validé par des pilotes confirmés. Mais voler à un prix : comptez entre 40 et 45 € l'heure de vol, auxquels s'ajoute l'assurance, à savoir 50 € (- de 25 ans) ou 130 € (+ de 25 ans) pour une année. Sans oublier l'adhésion à l'association : 165 € pour les moins de 25 ans qui débutent, et 215 pour les plus de 25. Tout compris, le brevet de pilote coûte l'équivalent d'un permis de conduire : entre 800 et 1100 €. Deux bourses d'état d'un montant de 230 € chacune sont versées au cours de l'apprentissage, et permettent de réduire la note de moitié. Plus d'infos : Grenoble Vol-à-voile, aérodrome du Versoud, à 11 km au nord-est de Grenoble. Tél. 04 76 77 21 81 ; http://grenoble.volavoile.org/
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