| Dut : “De la chance et du travail” |
De Cluny à Grenoble en passant par Chalon-sur-Saône, à 22 ans, Pierre-Alexandre Dut a su franchir les paliers, un à un, jusqu’à devenir titulaire au poste de demi d’ouverture au FCG. Entretien avec le meilleur réalisateur de la Pro D2.
Avant de devenir titulaire, vous étiez en début de saison dernière troisième dans la hiérarchie des numéros 10 grenoblois. Comment expliquez-vous cette soudaine ascension ? Il y a deux facteurs à prendre en compte. Il y a d’abord une grosse part de chance. Je dois reconnaître que j’ai profité des blessures de Fabien et de Max (Fabien Gegenbacher et Maxime Suarez) en tout début de saison dernière, pour parvenir à me hisser en équipe une. Au départ, je jouais plus avec les espoirs. Et puis il a fallu répondre présent quand on a eu besoin de moi. A côté de ça, il y a aussi le travail aux entraînements car sans ce boulot, on n'obtient rien. En quoi le Pierre-Alexandre Dut de la saison passée a-t-il changé ? Par rapport à avant, je me suis amélioré au pied, notamment au niveau de ma réussite face aux poteaux. Sur le plan défensif, il y a aussi du mieux. Un demi d’ouverture moderne se doit de répondre présent sur ces séquences de jeu. J’ai dû beaucoup bosser, mais je suis encore loin d’être un gros plaqueur qui découpe tout ce qui se présente (rires). Pour vous, être meilleur réalisateur de la Pro D2 cela représente quoi ? C’est sûr que cela fait toujours plaisir mais faut pas s’arrêter sur ça. Ce n'est pas un accomplissement en soi. Tout est à relativiser. Le chemin est encore long, on n'en est qu’à la moitié du championnat. Et puis de telles distinctions individuelles ne sont pas forcément ce que l’on recherche quand on joue au rugby. Mais cela vient tout de même traduire une certaine force du FCG ? Carrément. Cela reflète la grande forme de notre collectif cette saison. Si j’ai autant de bonnes statistiques, c’est parce que je joue derrière un solide paquet d’avants. Pour un demi d’ouverture, il est toujours plus facile de jouer derrière un pack qui avance, qui épuise l’adversaire et le pousse à la faute. Vos excellentes performances vous incitent-elles à voir, à court terme, plus haut que Grenoble ? Je suis tellement bien à Grenoble que je ne me vois pas partir ailleurs. C’est pour ça que j’ai signé pour deux ans de plus avec le FCG, pour continuer de progresser dans un groupe très prometteur.
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De Cluny à Grenoble en passant par Chalon-sur-Saône, à 22 ans, Pierre-Alexandre Dut a su franchir les paliers, un à un, jusqu’à devenir titulaire au poste de demi d’ouverture au FCG. Entretien avec le meilleur réalisateur de la Pro D2.












