| Ecrit par Sophie Lebrun, le 03-03-2008 17:23 |
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L’effet Coupe du monde se poursuit dans les stades, mais aussi sur les terrains (découvrez également notre reportage vidéo sur l'équipe des filles de Sciences Po Grenoble) 
“Pendant la Coupe du monde de rugby, on a réellement vu un engouement des femmes pour ce sport, raconte Fred, barman du Subway. Elles constituaient alors presque la moitié de nos clients par match”. Et quelques mois après l’événement? “Très peu de filles se joignent aux clients habituels pour les matchs de Top 14 et la coupe d’Europe”, nuance Patrick, patron du Café de la Natation, qui retransmet toutes les rencontres sportives sept jours sur sept. Si elles ne se déplacent pas dans les bars, les Grenobloises sont plus nombreuses au stade Lesdiguières quand le FCG joue. “En 2006-2007, nous avions environ 8% de femmes sur le total de nos abonnements, explique Elisabeth, responsable billetterie pour le FCG. Pour la saison actuelle, elles sont plus de 11%”. Un changement que les habitués du stade ressentent. “Même si nous n’avons pas vu une féminisation de nos membres, c’est flagrant dans les gradins, raconte Christian Levillain, président du Club des supporters du FCG. Les années précédentes, les femmes représentaient environ 1/6e du public. Aujourd’hui elles sont plus d’un quart”. Laurianne, 23 ans, ne s’intéressait pas du tout à ce sport avant la Coupe du monde en septembre dernier. “Après j’ai commencé à jouer au rugby… sur la console. J’ai bien adhéré à l’esprit et j’ai appris les règles. Et puis j’ai eu envie de voir les matchs en vrai”. Depuis elle vient au stade de temps en temps, où elle rejoint une de ses amies, fiancée à un des rugbymen. “Depuis la Coupe du monde, c’est vrai que les femmes s’intéressent plus au rugby, et parfois d’un peu trop près aux joueurs d’ailleurs!” Les instances du rugby grenoblois visent en tout cas ce nouveau public. Pour le premier match au Stade des Alpes, France-Angleterre des moins 20 ans le 22 février, l’entrée était gratuite pour les filles. Si vous voulez jouer… Depuis la Coupe du monde, le nombre de licenciées est passé de 6 676 à 8 314 (selon la FFR). Dans la région grenobloise, plusieurs petits clubs accueillent les futures joueuses pour des matchs à VII, comme les Coccinelles de Biviers et les Dauphines du pays voironnais. Dans le rugby à XV, les Amazones de Sassenage évoluent en première division, dans le Championnat Armelle-Auclair. Les Coccinelles de Biviers (entraîneur: Jérôme Bourgeois, 06 24 56 91 22), les Dauphines du Pays Voironnais (présidente: Anne Sophie, 06 15 43 04 72), les Amazones de Sassenage (entraîneur: Hervé Novelli, 06 88 68 86 95), l’équipe Universitaire (entraîneur: Jean-Pierre Henry, jean-pierre•henry@ujf-grenoble•fr)
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