| Garnier (FCG): "ça va se jouer aux bonus" |
La victoire contre La Rochelle vous a permis de recoller aux places de demi-finalistes... On savait que si on voulait, on pouvait. On y est allé sans pression. On a eu la chance que le mec en face ne mette pas les points alors que nous, on a été très réaliste. On jouait devant 10 000 spectateurs, ils ont douté. On marque rapidement, on leur met la tête sous l'eau mais on ne va pas s'enflammer. Votre prochain adversaire, Blagnac, est dernier de Pro D2. Est-ce un match difficile à aborder? C'est une équipe qui descend. Ils ont zéro pression, ils vont avoir envie de se montrer. Pour eux c'est mieux de jouer en Pro D2 que de se retrouver en Fédérale 1. Ils vont se mouiller à fond, c'est toujours compliqué de jouer contre ce genre d'équipes. Cette fois c'est nous qui allons avoir la pression. Cela aurait été différent si l'équipe avait eu à jouer son maintien. Comment s'imposer contre cette équipe? Il faut faire ce qu'on fait depuis quelques matchs c'est-à-dire prendre le match à notre compte. On va avoir besoin d'une grosse conquête face à une grosse défense qui fait près de 200 plaquages par match. Il faut respecter l'équipe adverse pas comme nous l'avons fait contre Narbonne. Mais je pense qu'on a acquis assez d'expérience pour éviter ce genre d'erreurs. On doit faire comprendre à Blagnac qu'ils ne sont pas invités, qu'ils vont en prendre 40, on doit tout faire pour prendre le point de bonus. Etes-vous impatient de jouer contre Agen? C'est que du bonheur. On va jouer à Armandie devant 10 ou 15 000 spectateurs. Mais ça reste qu'un match de rugby, il faut arriver à relativiser, il y a des choses plus graves. On va jouer contre des internationaux français. Si on arrive à les faire douter, ce pourra être l'euphorie très vite de notre côté. De toute façon notre objectif d'être dans la première moitié du classement est atteint. Maintenant c'est que du bonus. Si on accroche les demies, ce sera un pallier supplémentaire de franchi, on sera en avance sur les objectifs du club. Mais on ne se prend pas la tête. On a la chance de jouer un quart de finale à Armandie. Tout est possible. Je pense que les 4e et les 5e place vont se jouer aux bonus. Personnellement êtes-vous satisfait de votre saison? Je ne suis jamais satisfait. On m'a élevé en regardant d'abord ce qui est mauvais et ce qui est bien, c'est normal. Je suis content de moi, les coachs le sont aussi. Je veux finir la saison comme je l'ai commencé. J'ai joué à 3 postes différents, à l'ouverture, à l'aile et à l'arrière et Franck Corrihons veut me placer définitivement à l'arrière. Et vous, que pensez-vous de votre positionnement? C'est le poste qui me convient le mieux, j'en ai beaucoup discuté avec Franck Corrihons. En Top 14, j'ai joué à ce poste avec Jacques Delmas et Dean Richards. En Fédérale 1, j'ai aussi joué à l'arrière même si j'ai fini la phase finale à l'aile parce qu'il y avait un autre très bon arrière et que Franck Corrihons nous voulait tous les deux sur le terrain. Mais tant que je suis sur la pelouse je suis content. Après jouer 3/4 aile me convient moins et le coach sait que je peux dépanner à l'ouverture. J'ai fait une bonne saison mais je veux faire toujours mieux. J'ai presque joué tous les matchs. Le coach a confiance en moi mais il ne faut pas s'enflammer. Il me reste un an de contrat après on verra. On peut connaître une période de vide de 6 mois et ce sont ceux qui vous tapent sur l'épaule quand tout va bien qui vous oublient le plus vite. J'ai été blessé en Top 14 et les gens ne me reconnaissaient plus. Tout peut aller très vite d'un côté comme de l'autre.
|
Aucun commentaire posté
| < Précédent | Suivant > |
|---|

Le FCG finit la saison en trombe. Avec une série en cours de 5 victoires consécutives, les rugbymen grenoblois sont plus que jamais en course pour la phase finale de Pro D2. A 26 ans, Jordan Garnier s'est imposé à l'arrière du XV isérois et est devenu une pièce maîtresse du club. Interview.











