| Guillaume Meynard : "FCG - LOU, c'est pas un derby à l'ancienne" |
Signe d’une rivalité persistante entre deux villes distantes de seulement 100 kilomètres, Meynard n’a pu poursuivre ce qu’il avait entamé la saison passée. A savoir être au talon avec Grenoble et responsable de la formation lyonnaise. Cette double casquette ne convenait plus à l’encadrement du LOU, perplexe quant à la sincérité du Grenoblois dans son travail avec des jeunes qu’il affrontait le week-end. Les deux maisons, il les connaît sur le bout des doigts. Guillaume Meynard livre à L’Éphémère son point de vue sur les différences, les ressemblances, les relations entre deux équipes qu’il porte dans son cœur. L’engouement suscité par chacun des clubs est-il comparable ? « À ce niveau-là, la différence entre les deux clubs est flagrante. Pour l’avoir vécu, je peux vous assurer qu’il est bien plus agréable de jouer à Lesdiguières devant 6000 personnes qu’à Vuillermet et ses 2000 spectateurs. La cote de popularité n’est pas comparable. À Grenoble, même quand il pleut lors des séances d’entraînement, il y a toujours une dizaine d’amoureux du ballon ovale au bord du terrain. L’esprit de famille existe bel et bien. À Lyon, il n’y avait jamais personne. C’est aussi sans doute parce que le rugby a subi de plein fouet l’ascension fulgurante du foot lyonnais. À Grenoble, le rugby est bien mieux implanté et ce malgré de bonnes équipes de foot et de hockey. » Cela traduit-il que le FCG est un club plus prestigieux que le LOU ? « Pour moi, ce sont deux grands clubs qui ont chacun leur histoire, chacune parsemée de titres. Et puis leur autre point commun, c’est qu’ils ont connu des périodes difficiles avec une rétrogradation en Fédérale 1. Ces deux clubs sont, en ce moment, dans une période de reconstruction avec des politiques bien distinctes, mais avec un objectif commun qui est de regagner le Top 14. Côté Grenoblois, on mise plus sur des jeunes de la région, alors que le LOU est plus dans une stratégie de recrutement de joueurs expérimentés. » La rivalité entre Grenoblois et Lyonnais est-elle une réalité ? « Beaucoup pensent que, du fait de notre proximité géographique, il s’agit d’un derby à l’ancienne, où l’on est obligé à chaque fois de sortir la boite à gifles pour se faire respecter. Comme à chaque match, c’est un gros défi physique. Ni plus ni moins que dans les autres confrontations. Il y a deux explications à cela. La première est que les arbitres savent mieux tenir une rencontre qu’auparavant, savent mieux se faire respecter. La deuxième est que sur le terrain, les deux identités régionales ne sont plus aussi importantes qu’avant, ce qui rend les débats moins houleux. »
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Dimanche, sur les coups de 17h15, Guillaume Meynard sera au cœur d’un rude combat entre Grenoble et Lyon, deux formations seulement séparées d’un point au classement de la Pro D2. Talonneur chevronné, il a la particularité d’avoir au cours de sa carrière porté aussi bien le maillot du FCG que celui du LOU. 











