C'était la fête au stade Lesdiguières. "Le rugby fait sa féria", deuxième édition, avait lieu le samedi 21 juin. Au programme un mélange étonnant: tournoi de rugby à sept et corrida portugaise. L'occasion idéale pour clôturer la saison de rugby dans la convivialité et la bonne humeur.
L'événement a été organisé en grande partie par Baptiste Bruncher, trois-quart centre du FCG. "Ce n'est pas de la compétition, c'est très festif et on est là pour profiter du soleil et des vachettes", explique-t-il. Le numéro 13 rouge et bleu s'occupe de tout et participe même au tournoi à sept qui se déroule sur la pelouse de Lesdiguières. "C'est aussi agréable de pouvoir discuter avec les gens en dehors du cadre de la compétition". Baptiste est plus à l'aise sur le terrain que dans l'arène. En milieu d'après-midi, il avouait: "Je voulais y aller mais quand j'ai vu la vachette j'ai renoncé. Peut-être que plus tard, si j'ai un élan de courage..."
"Ils ont trop bu !" Quelques-uns de ses coéquipiers sont venus l'aider. Jonathan Best, troisième ligne du FCG, s'est peut-être trouvé une reconversion en tant qu'arbitre. Pour garantir l'ambiance? Une fanfare a rythmé la journée avec notamment "le petit bonhomme en mousse" de Patrick Sébastien. Et "le rugby fait sa féria" a même eu droit au traditionnel striker, qui a fait admirer son anatomie à tout le public. Durant le tournoi, les résultats n'ont aucune importance et tout le monde a le sourire. Du bord du terrain, un jeune joueur d'une dizaine d'années du FCG analyse une des rencontres. "Ils ont trop bu pour pouvoir gagner !" De l'autre côté, l'arène attire aussi les foules. Il faut alors trouver des volontaires qui oseront jouer le jeu de la corrida portugaise. Les spectateurs ne sont pas tendres avec les apprentis toreadors. Un jeune garçon critique copieusement son père qu'il juge "trop peureux" face à la vachette. Pourtant le papa est une des stars de la journée. Christophe a participé au tournoi de rugby à sept et a donc aussi eu le courage de défier les vachettes. Mylène a réalisé la même performance. 
"La vachette me faisait peur parce que je ne pouvais pas la plaquer" "J'ai joué au rugby en universitaire et je suis allé à des férias à Nîmes. Mon fils jouant au FCG où on est très impliqué, c'était normal de venir", raconte Christophe. Son passage dans l'arène l'a marqué. "C'est difficile face à la vachette, ici on est plus habitué aux chamois et aux sangliers. J'ai été surpris par la puissance de la bête. Ça secoue plus qu'un tampon au rugby. Mais la sécurité est là avec un staff qui sait comment intervenir. Il fallait encorner la vachette avec des anneaux en étant à moins d'un mètre. J'en ai mis trois et j'ai gagné un lecteur DVD. Je suis quelqu'un de lambda, ça montre que n'importe qui peut y aller".
Christophe apprécie aussi le tournoi de rugby. "Là, on a pas le droit aux tampons. C'est très sympa. Il suffit de toucher avec les deux mains. C'est une bonne découverte du rugby à cinq contre cinq. Il faut juste marquer les essais et se faire des passes sans les autres règles plus compliquées". Mylène fait partie des Amazones de Sassenage. Elle est venue avec plusieurs de ses équipières. "On est venue faire la fête. On a déjà fait quatre recrues. On est venu s'amuser". Elle est aussi l'heureuse gagnante d'un lecteur DVD pour ses exploits dans l'arène. "La vachette me faisait peur parce que je ne pouvais pas la plaquer". Les rugbywomen sont unanimes concernant "le rugby fait sa féria". "Il y a une très bonne ambiance. On a des contacts avec plein de gens, on a décroché trois nouveaux sponsors."
Baptiste Bruncher souhaitait organiser un événement convivial où le public se fait plaisir pour marquer la fin de saison. Objectif réussi.
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