La 2e, la 4e, la 5e, la 6e, la 7e pour Michel Savin ; la 3e, la 8e et la 9e pour Alain Carignon (qui ne se représentera officiellement que si ses soutiens sont majoritaires au comité départemental). Ce sont les résultats non officiels à 0h05 ce dimanche 16 novembre. Où en est la 1ère (Grenoble/Meylan), celle qui compte à elle seule un tiers des 330 membres du comité départemental qui désignera, le 12 décembre, le président de l'UMP38 ? A 0h05, le dépouillement se poursuivait, là aussi à l'Hôtel Plazza à Grenoble. Les résultats s'annonçaient serrés... Serrés, à tel point que, dans le camp du challenger Michel Savin, on commençait sérieusement à y croire... sachant que cette élection donnera lieu à de multiples recours et même à une demande d'annulation... notamment sur la 1ere, si des urnes les soutiens d'Alain Carignon sortent vainqueurs !
L'épisode d'avant, juste d'avant, s'est joué dans les cuisines de l'hôtel où l'équipe Savin a requis l'huissier, lui demandant de constater que Julien Polat, en charge de l'organisation des élections pour la fédération (actuellement dirigée par Alain Carignon) était au travail avec des membres de son équipe. Ordinateur, bulletins prêts... "Vous voyez qu'il triche", a dit Michel Savin un rien énervé. "N'importe quoi, on discute tranquillement", a rétorqué Julien Polat, un rien énervé."Cela, c'est l'annulation possible", a soufflé un peu plus tard un soutien de Michel Savin. Cela ou l'un ou l'autre des dizaines de constats faits par les huissiers hier à la demande de l'une ou l'autre des équipes.
Car la journée a été une sorte de championnat du monde du constat d'huissier. La complexité extrème des modalités de vote ajoutées à l'hostilité entre les deux équipes étaient, il est vrai, un terreau idéal pour que fleurisset les irrégularités.
"Mais non, la droite ne mourra pas.."
Parce qu'il y avait les cuisines mais aussi les chambres, le parking, les voitures sur le parking... et des téléphones chauffés à blanc pour que personne n'oublie de venir voter. Sans compter les procurations à la pelle, les adhésions payées en tenant dans l'autre main les bulletins (cela, c'est prévu mais cela n'aide pas à la sérénité), les personnes âgées à qui l'on glisse les enveloppes dans la main devant l'urne, les jeunes gens déboulant à 10 minutes de la fermeture des bureaux avec une procuration chacun et que l'on remercie chaleureusement d'avoir rendu service, quelques insultes et même de légères bousculades... Rien qui vaille d'appeler les faits-diversiers mais un moment de politique... exotique.
Un soutien de Michel Savin a fini par murmurer : "Je me sens un peu sali par tout cela" tandis qu'une dame aimant bien Alain Carignon secouait la tête, un peu navrée par la tournure prise par les événements. Pendant ce temps, dans le couloir, une adhérente disait à un adhérent : "Mais non, la droite ne mourra pas. C'est nous la droite". Et personne n'était mort, en effet. Evidemment, un autre qui n'est pas le plus sot de la bande, un peu fatigué, murmurait : "L'UMP38 mettra des années à se remettre de cette journée". C'était sûrement parce qu'il était un peu fatigué.
Dimanche après-midi, Alain Carignon estimait que la situation était "serrée mais défavorable" : cliquez ici
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Ils ont du être très vigilants sur la journée de Samedi 15 novembre, au moment des votes où effectivement beaucoup de choses ce passaient dans la cuisine, ou dans les chambres louaient pour cet occasion, comme vous le dites dans votre article.
Espérons que ce résultat sera confirmer aujourd'hui car l'UMP mérite un nouveau visage.